Étrangement, plusieurs villes en Wallonie, dont Namur, se positionnent comme "antifascistes". Ces choix rendent plus facile l’interdiction de toute réunion en faveur d'idées conservatrices sur l'immigration et l’insécurité. Ces mouvements ont émergé alors que le parti Chez Nous commençait à ébranler le paysage politique traditionnel.
Engagés pour des valeurs
Namur, capitale de la région la moins démocratique d'Europe, est jumelée à Menton, une ville française qui vient d'élire une représentante du Rassemblement national. Ce changement politique a entraîné une suspension des relations amicales qui remontent aux années cinquante. Alexandra Masson, la nouvelle maire, n’est pas vue d’un bon œil du côté de la citadelle mosane.
Les Engagés, qui dirigent actuellement Namur, se définissent comme un parti centriste, oscillant entre la gauche et la droite. Leur figure emblématique, Maxime Prévot, n'hésite pas à afficher ses positions contre le RN tout en exprimant un soutien grandissant au Hamas, appelant notamment à un renforcement des sanctions contre Israël. Notons que son parti a été le premier à élire une députée voilée en Europe, un symbole fort de ses choix politiques, source d'avis partagés parmi les citoyens.
Des valeurs en divergence
Aujourd'hui, Namur faillit à sa réputation bourgeoise, touchée par une pauvreté croissante et un trafic de drogue qui affecte des quartiers entiers, comme celui de la gare. Selon un récent sondage, 76 % des habitants estiment que l’insécurité a fortement augmenté. La ville dépend désormais d'un plan de soutien de la Région wallonne pour survivre, tandis que les activités culturelles peinent à obtenir des financements.
Sans surprise, le conseil municipal a décidé de rompre ce jumelage. Charlotte Deom, l’échevine de centre-droit, a évoqué la nécessité d’aligner les relations internationales de la ville sur des valeurs d’égalité et de respect des droits fondamentaux. Cependant, cette réaction semble démesurée aux yeux de nombreux résidents qui souhaiteraient voir en Alexandra Masson un modèle de leadership pour Namur.
Les fraises de Wépion ne se mêleront plus aux citrons de Menton, alors que l’avenir de cette ville wallonne reste incertain. Pendant ce temps, les élus de Namur semblent plus préoccupés par leur image qu'en quête de solutions concrètes face aux défis auxquels ils sont confrontés.







