Le dernier logo de l'Olympique de Marseille, loin de ravir les cœurs, déclenche une onde de choc au sein de la ville et au-delà. Des figures emblématiques comme le maire Benoît Payan et le député Manuel Bompard s’élèvent contre un blason, qu’ils jugent déconnecté de l’esprit marseillais et de la ferveur du club.
Dans une intervention sur BFM Marseille Provence le 23 avril, le maire a exprimé sans détour son mécontentement : "Il est horrible ! Je n'ai jamais vu un logo aussi laid. C'est une erreur à corriger. Il est même moqué par Volkswagen, qui associe notre logo au sien !".
Renforçant son point de vue, Payan a ajouté que le design actuel ne reflète pas l'identité du club : "Certains pensent qu'on s'habituera, mais pour moi, il reste inacceptable". Ces propos, venant d’un représentant élu, soulignent le poids de cette controverse dans l'espace public.
Pourtant, le club n’a pas manqué d’expliquer son choix. Dans un communiqué du 8 avril, l’OM justifiait le design de son nouveau logo par un "mélange des époques", alliant des éléments de 1973, 1899, 1986 et 1993, dans l’intention de capturer toute l’histoire olympienne. Mais cette tentative de synthèse a-t-elle échoué ? Interrogés, de nombreux supporters s’accordent à dire que le logo dénature l’ADN du club marseillais.
La volonté d’innover est souvent saluée, mais la réaction unanime des citoyens et des aficionados interroge sur le rapport entre l’identité d’une grande institution sportive et son évolution graphique. L'absence de consensus sur ce nouveau blason ne laisse pas présager un apaisement rapide des tensions dans cette passionnée ville que l'on appelle "La Cité Radieuse".







