L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a récemment rapporté qu'un pétrolier a été la cible de tirs iraniens dans le détroit d'Ormuz, mais heureusement sans faire de blessés. Alors que le secrétaire général de l'ONU exprimait son soutien à la réouverture du détroit aux navires commerciaux, voyant cela comme une avancée positive, les forces iraniennes annonçaient, ce samedi, leur intention de reprendre un « strict contrôle » de la zone, en réponse au maintien du blocus américain des ports iraniens.
Téhéran avait auparavant accepté, de bonne foi, de laisser passer un nombre limité de pétroliers et navires commerciaux. Néanmoins, le commandement des forces armées iraniennes a dénoncé les « actes de piraterie » des Américains, qui continuent selon eux de violer leur engagement.
« Les Américains ne peuvent pas imposer leur volonté de faire le siège de l'Iran », a affirmé Saeed Khatibzadeh, vice-ministre des Affaires étrangères. Pendant ce temps, un message du guide suprême, Mojtaba Khamenei, a averti que la marine iranienne était « prête à faire goûter à l'ennemi l'amertume de nouvelles défaites ». Ce durcissement fait écho à un contexte international déjà tendu, en plein ballet diplomatique pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Aucune blessure n'a été signalée suite à l'incident avec le pétrolier, alors que Téhéran a également ouvert de nouveau son espace aérien. Les experts estiment que cette escalade pourrait compliquer davantage les relations entre l'Iran et les États-Unis. Le conflit en cours, qui a fait près de 2300 morts au Liban et déplacé plus d'un million de personnes, est en effet devenu un enjeu régional majeur.
Pour l'instant, la diplomatie se poursuit. Des médiateurs, dont le premier ministre pakistanais, cherchent un « accord final » dans les jours à venir, bien que les discussions directes entre l'Iran et les États-Unis n'aient pas encore abouti. Pendant ce temps, le président américain Donald Trump insiste sur le maintien du blocus, exacerbant ainsi les tensions.
Au Liban, alors que la situation humanitaire demeure précaire, le premier ministre Benyamin Netanyahou a averti qu'Israël n'avait « pas encore fini » son travail contre le Hezbollah, tandis que des Casques bleus français ont été attaqués - un signe inquiétant d'une escalade supplémentaire dans la région. Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a promis de diligenter une enquête sur cet incident, un développement qui témoigne de la fragilité de la situation actuelle.







