Marie-Thérèse, une femme de 86 ans originaire de Loire-Atlantique, a été stoppée dans son quotidien lorsqu'elle a été arrêtée le 1er avril par les agents de l'ICE, l'agence fédérale américaine en charge des questions d'immigration. Son fils, inquiet pour sa santé, appelle au rapatriement de sa mère, qui est actuellement détenue dans un centre de rétention en Louisiane.
Dix jours après son interpellation à Anniston, en Alabama, Marie-Thérèse reste en cage, menottée "comme une criminelle", selon les mots de son fils dans un entretien avec Ouest-France. Elle n'a pas de visa permanent et a choisi de rester aux États-Unis pour régler des affaires de succession après la mort de son mari, un ancien soldat de l'OTAN, en 2026.
Des rumeurs circulent selon lesquelles son fils de défunt époux aurait pu la dénoncer aux autorités. "Nous le soupçonnons, mais cela reste à prouver", confie un proche de la famille. Les conditions de détention de Marie-Thérèse dans ce centre sont préoccupantes, notamment en raison de ses problèmes de santé, dont des douleurs dorsales et des soucis cardiaques. Son fils, bien que calme, exprime une grande inquiétude : "Au rythme où vont les choses, je crains qu'elle ne tienne pas un mois ici", déclare-t-il.
Après une semaine de détention, il a pu la voir grâce à une visite consulaire et a pu lui apporter un peu de réconfort. "L'urgence, c'est de la faire sortir de là et de la ramener en France", insiste-t-il. Les proches de Marie-Thérèse appellent à plus de soutien, alors que la situation tumultueuse des immigrés est mise en lumière par les médias, notamment par des enquêtes qui révèlent la difficulté de ces procédures.
Des experts en immigration s'interrogent sur les méthodes de l'ICE et l'impact de telles affaires sur les familles, ajoutant que des changements sont nécessaires pour éviter de telles tragédies humaines. En France, des manifestations pour demander sa libération sont également envisagées. Alors que les lumières se braquent sur cette affaire, la question de la dignité humaine face à des lois strictes se pose avec acuité.







