Lundi 16 février, Nabil Boukhobza, connu sous le nom de Naps, comparaît devant la cour criminelle de Paris. Il fait face à des accusations graves : celle d'avoir violé une femme de 20 ans durant son sommeil en 2021. Le rappeur marseillais, célèbre pour son hit "La Kiffance", a également été mis en examen pour d'autres violations et agressions sexuelles en juillet 2024 suite aux plaintes de plusieurs jeunes femmes, comme l'indique Le Monde.
Le rappeur a révélé sur ses réseaux sociaux qu'il se sentait "tarpin serein" et a nié toutes les accusations, rappelant qu'il est "présumé innocent".
Plongée dans l'affaire
Les événements ayant conduit à ce procès remontent à octobre 2021. Selon le parquet, la plaignante a rencontré Naps lors d’une soirée dans la discothèque "The Key" à Paris, où elle était accompagnée de deux amies. Lors de cette soirée, le rappeur et ses proches les auraient invités à se joindre à eux pour faire la fête.
Vers 4h30 du matin, Naps leur propose de continuer la soirée dans son hôtel à la gare de Lyon. Pendant le trajet, la jeune femme aurait consommé de l'alcool et des stupéfiants. À leur arrivée à l'hôtel, les amis du rappeur se seraient peu à peu dissipés, laissant les jeunes femmes seules avec lui, sans possibilité d'utiliser leurs téléphones.
Un réveil douloureux
Épuisées par la nuit festive, elles se seraient endormies ensemble, sans se dévêtir. La plaignante témoigne avoir été réveillée par des gestes violents, confessant avoir ressenti "la douleur d'une pénétration vaginale" et avoir tenté de repousser Naps. À leur sortie de l'hôtel, l'une de ses amies l'a encouragée à signaler les faits.
Des éléments matériels confirment les accusations, des traces du rappeur ayant été retrouvées sur les vêtements de la plaignante, ainsi qu'une lésion au niveau de son hymen. De son côté, Naps soutient que le rapport était consenti, soutenant que la plaignante avait manifesté des signes de plaisir. Toutefois, des experts judiciaires ont émis des doutes quant à son état d’ivresse et ont considéré qu’elle n’était probablement pas en mesure de donner un consentement éclairé.
Déterminée à aller jusqu’au bout, la plaignante a choisi de ne pas demander le huis clos, affirmant sa volonté de voir la justice prévaloir. Le verdict sera rendu dans quelques jours.







