Deux jours après le décès du militant nationaliste Quentin à Lyon, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a mis en cause La France Insoumise (LFI), affirmant que le parti « encourage depuis des années un climat de violence ». Selon elle, chaque vote en faveur de LFI implique une certaine responsabilité.
Quentin D, un jeune militant de 23 ans, a été agressé jeudi soir à Sciences Po Lyon lors d'un événement lié à l’eurodéputée LFI, Rima Hassan. Il était présent pour assurer la sécurité du collectif féministe et identitaire Némésis. Malgré tous les efforts déployés pour le sauver, il a succombé à ses blessures deux jours plus tard, victime d'une attaque menée par des militants antifascistes potentiellement associés à un groupe nommé la Jeune Garde, qui, selon Bregeon, entretient des liens avec LFI.
Maud Bregeon a rappelé que Jean-Luc Mélenchon avait qualifié la Jeune Garde de « jeunes camarades », et a noté que l’un de leurs membres, Raphaël Arnault, élu en 2024, est un ancien porte-parole du collectif. Elle a souligné que ce député, fiché S, avait été soutenu par la LFI, ce qui, selon elle, démontre l’hypocrisie du parti dans sa lutte contre la violence. En juin dernier, Bruno Retailleau avait même annoncé la dissolution de ce collectif antifa. Pourtant, la semaine passée, LFI a appelé à annuler cette procédure, exacerbant davantage les tensions politiques autour de l’incident.
« Cela ressemble à un lynchage », a déclaré Bregeon, reprenant les propos du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, et a exprimé sa consternation face aux images violentes qui circulent. Elle a également mis en exergue l'impact des discours incitant à la violence, particulièrement lorsque Rima Hassan se déplace dans les universités. Le procureur de Lyon doit faire le point sur l'enquête dans quelques heures, laissant l'opinion publique en attente de réponses claires.







