ÉDITO. La disparition de Quentin, âgé de 23 ans, sauvagement agressé à Lyon, constitue un signal d’alarme poignant. Cet événement tragique souligne les préoccupations croissantes d’un climat sociopolitique en pleine turbulence, marqué par une radicalisation émergente à gauche. Nos pensées vont à sa famille et à ses amis.
Un jeune homme prénommé Quentin n'est plus. Victime d'une attaque brutale, il a été frappé par un groupe d'individus, visiblement liés à l'extrême gauche. Contrairement à ce que certains affirment, il ne s’agissait ni d’une rixe, ni d’un simple affrontement. Quentin a été lynché. Abattu à terre, il a été battu à mort. Les circonstances sont claires et indiscutables. Cette violence ne surgit pas de nulle part. Elle est enracinée dans un climat politique où l’extrême gauche se radicalise et se décomplexe de plus en plus.
Au cours des derniers mois, la tension ne cesse d'augmenter. Les discours se polarisent, les antagonistes deviennent des ennemis irréductibles. Face à ce phénomène, les réactions demeurent timides, l'indignation se fait discrète, empreinte d'une prudence excessive. On cherche souvent à apaiser la situation, comme si la violence assénée à un jeune homme de 23 ans ne demandait pas une réaction claire et immédiate.
Il n’y a pas si longtemps, nous nous interrogions sur la possibilité d’une tragédie similaire à celle de Charlie Kirk aux États-Unis se produisant en France. Bien que les contextes diffèrent, il reste indéniable qu’on peut désormais perdre la vie ici pour ses opinions politiques. Que ce soit par des balles au-delà de l'Atlantique ou des coups portés ici par des militants de gauche, la violence est omniprésente.
À l’approche d’une présidentielle qui s’annonce électrique, le risque est immense.
Un mannequin représentant Jordan Bardella a été brûlé lors d’un carnaval. Des guillotines sont exhibées lors de manifestations. Une voiture de police a même été détournée en piñata dans une école d’art. Les militants posent fièrement avec la tête de Marine Le Pen en guise de trophée. Ce type de mise à mort symbolique de l’adversaire est récurrent, et souvent, une partie des médias préfère regarder ailleurs. Pendant que l’on débat à longueur de jour sur des événements outre-Atlantique, l’agression de Quentin passe inaperçue. Les discours se font prudents, les titres tendent à se neutraliser. Ce double standard est révélateur d’une hiérarchie des victimes qui préoccupe nombre d'observateurs.
La violence liée à cette extrême gauche prospère, car elle se sait protégée. Protégée sur les plans politique, moral et culturel. Depuis des années, la France est sous l’emprise d’un régime de complaisance : les violences sont souvent minimisées, les menaces sont relativisées, et parfois presque théorisées. La France insoumise, maintenant classée à l’extrême gauche par l’État, bénéficie de cet environnement. Jean-Luc Mélenchon, par exemple, a été condamné pour rébellion et intimidation envers l'autorité judiciaire. D'autres, comme Raphaël Arnault, ont proféré des menaces explicites. Pourtant, il n'y a ni remise en question, ni responsabilité politique prise.
Une atmosphère d'impunité s'est installée. Pour certains, la violence semble être acceptable si elle s’inscrit dans le cadre d’une prétendue « lutte ». Un avenir incertain se dessine. Que fait-on face à cette escalade ? Agir ou tourner la tête ? À l’approche d’une présidentielle qui s’annonce violente, le risque de nouvelles tragédies, de nouveaux Quentin, et le risque pour notre démocratie, toujours plus affaiblie par une tolérance excessive envers la brutalité, est alarmant.







