Cinq individus, dont une femme, ont été arrêtés ce dimanche suite à l'enlèvement d'une magistrate de Grenoble et de sa mère, kidnappées la semaine dernière. D'après le parquet de Lyon, ces deux femmes ont été découvertes blessées dans un garage dans le sud-est de la France, après avoir été retenues captives pendant près de trente heures en raison d'une demande de rançon en cryptomonnaies. L'enquête se poursuit sous l'égide du parquet de la JIRS de Lyon, comme l’a précisé Thierry Dran, procureur de Lyon.
Lors d'une conférence de presse, Thierry Dran a rapporté que la magistrate de 35 ans a été enlevée à son domicile, en compagnie de sa mère de 67 ans. Son compagnon, associé dans une start-up liée aux cryptomonnaies, était absent lors du rapt à Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble. Ce dernier a alerté les autorités jeudi matin après avoir reçu un message des ravisseurs, accompagné d'une photo de sa compagne, exigeant le paiement d'une rançon tout en menaçant de mutilations si la somme n'était pas rapidement versée.
Un impressionnant dispositif policier, rassemblant 160 agents de divers services, a été déployé dans la région pour retrouver les victimes. Fort heureusement, les deux femmes ont réussi à se défaire de leurs liens et à alerter les forces de l'ordre par leurs propres moyens à Bourg-lès-Valence, sans qu'aucune rançon ne soit versée.
Menace de mutilations
Les enlèvements liés aux rançons en cryptomonnaies sont manifestement en augmentation en France. Selon une étude publiée par *Le Parisien*, de tels actes délictuels connaissent un pic depuis 2025, en lien avec la montée en popularité de ces actifs numériques. Des experts en sécurité s'inquiètent de cette tendance inquiétante. En effet, le phénomène n'est pas isolé, et d'autres affaires similaires se sont récemment produites, signalant un besoin croissant d'une protection renforcée pour les personnalités liées à ce secteur.







