Les réquisitions ont été prononcées lors d'un procès qui se tient actuellement, mettant en lumière les événements tragiques entourant la mort de Jean Pormanove, qui a disparu en direct sur la plateforme Kick à l'été 2025.
Les deux streameurs sont accusés de violences graves envers Pormanove, avec une demande du parquet visant à les interdire numériquement. Les réquisitions incluent 15.000 euros d'amende pour Safine. Cette affaire a ravivé les débats sur la responsabilité des créateurs de contenu dans les comportements en ligne.
"Les violences sont le programme"
La procureure Maud Marty a déclaré que la diffusion en direct de la mort de Pormanove témoigne d'une dérive alarmante dans le monde du streaming : "Ce n'est pas un simple dérapage, mais un système de maltraitance humaine". Elle affirme que les violences étaient centrales au contenu qu'ils produisaient.
Le 18 août 2025, Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven, est décédé à son domicile après 298 heures de direct durant lequel il a subi humiliations et violences de la part de ses collègues. Bien que les enquêtes n’aient pas établi de lien direct entre ces violences et son décès, l'autopsie a montré qu'il souffrait d’hyperthyroïdie, pouvant entraîner des complications cardiaques.
Des investigations lancées en 2024
Depuis 2024, les activités des streameurs étaient scrutées par les autorités en raison des abus qu'ils infligeaient à Pormanove dans le cadre de leurs productions. Les vidéos dévoilé ce jour-là montrent des interactions cruelles entre eux, où il était souvent agressé dans un climat de compétition malsaine.
À la suite de l’affaire, plusieurs spécialistes des médias et des droits humains ont exprimé leurs préoccupations, notamment sur la nécessité d'encadrer les pratiques des influenceurs. Le débat sur la responsabilité sociale des plateformes de diffusion reste brûlant, à l’heure où la frontière entre divertissement et délinquance devient floue.







