Les faits ont eu lieu lors d'un procès à Nice où le streamer Naruto a vu requis contre lui une peine de 30 mois de prison, dont 18 mois de sursis probatoire. Ce verdict fait suite à des violences en ligne ayant conduit à la mort tragique de Jean Pormanove en août 2025. En plus de la peine d’emprisonnement, une amende de 30 000 euros a également été demandée. Pour son complice, Safine Hamadi, la procureure a proposé 18 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende. Les deux preneurs d’otages numériques doivent également faire face à un potentiel bannissement à vie des plateformes.
La procureure Maud Marty a indiqué que le fait que la mort soit survenue en direct illustre clairement la dérive du système. Elle a souligné qu'il ne s'agissait pas d’un simple accident mais d'un "système de maltraitance humaine" où les violences étaient au centre de leur contenu. Comme l’a rapporté Sud Ouest, la procureure qualifie ces comportements d'inacceptables.
Les faits reprochés aux prévenus
Bien que des demandes aient été faites par des proches de Jean Pormanove pour qu’un procès aux assises soit organisé, le tribunal ne se penche pas sur les circonstances de sa mort. Il a été établi que l’autopsie n’a révélé aucune intervention étrangère, et l’enquête sur ce volet a été close. Naruto, âgé de 27 ans, et Safine, 24 ans, sont accusés de violences en réunion, d’abus de faiblesse et d’autres infractions graves concernant les abus subis par Pormanove et un autre individu, Stéphane G., victime également de cette maltraitance.
Entre 2023 et 2025, Naruto a orchestré des diffusions en direct chaque soir, tout d'abord sur Twitch puis, après quelques sanctions, sur la plateforme australienne Kick. Les vidéos diffusées témoignent de violences inacceptables : gifles, coups de pied et humiliations étaient monnaie courante. Jean Pormanove, par exemple, a subi des traitements dégradants tels que des œufs brisés sur la tête.
Cette affaire tragique a suscité une vive émotion dans le milieu du streaming et bien au-delà. La communauté, prise de conscience des impacts délétères de telles dérives, demande une réflexion sur la régulation des contenus diffusés sur ces plateformes. L’affaire souligne l’urgence d’agir pour protéger les individus vulnérables contre les abus dans un environnement numérique de plus en plus hostile.







