Le conseiller municipal Guillaume Boutard, représentant du Rassemblement National à Fleury-les-Aubrais, a récemment été la cible d'une menace de mort particulièrement troublante. Alors qu'il distribuait des tracts sur le marché de Lamballe, un homme a lancé des propos inquiétants : "Si c’était l’Aïd, ça serait comme les moutons, on vous aurait égorgé". L'incident s'est produit le dimanche 14 juin et a suscité une onde de choc au sein de la communauté locale.
Le présumé auteur de cette menace, un homme de 41 ans habitant la même commune, devait être jugé en comparution immédiate le 17 juin au tribunal d'Orléans. Cependant, il a demandé un délai pour préparer sa défense, et son procès a été reporté jusqu'au mois d’août. Cette décision a été accueillie avec inquiétude par les proches de Guillaume Boutard.
Ce dernier, qui a pris la parole après l’incident, a exprimé sa peur face à l'escalade de la violence envers les élus. "C'est un moment alarmant pour la démocratie", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il se sentait en sécurité uniquement grâce à la réponse rapide des forces de l'ordre. Selon des informations d'Radio France, le prévenu avait déjà un casier judiciaire long de sept condamnations, incluant des faits de vol et de menaces.
D'ailleurs, l'accusé a présenté des excuses publiques durant l'audience, affirmant qu'il était sous l'emprise de l'alcool au moment des faits et n'avait aucune intention de blesser Guillaume Boutard. "Je n'ai rien contre elle, je ne pensais pas un mot de ce que j'ai dit", a-t-il confié.
Ce témoignage a néanmoins peu rassuré l’élu de 23 ans, qui a souligné le besoin d'une justice ferme face à de telles menaces : "On commence par des insultes et on en arrive à des appels à la violence. Qui sait ce que l'avenir réserve ?" Des experts s'accordent à dire que ces menaces révèlent une tendance inquiétante dans le climat politique actuel.
En attendant son procès programmé pour le 20 août, l’homme a été placé en détention provisoire, ce qui a apporté un certain soulagement à Guillaume Boutard, qui considère cette avancée comme une victoire temporaire dans une bataille plus vaste sur la sécurité des élus.







