L'ancien dirigeant du FC Gueugnon est accusé d'avoir commis des viols et agressions sexuelles sur de nombreux jeunes footballeurs dans les années 1980, sans jamais être inquiété par la justice. Mort il y a dix ans, cet homme était une figure respectée de la ville.
"Le surnom qu'on lui donnait entre nous, c'était le tâteur de couilles." Un ancien joueur, devenu adulte, raconte ses souvenirs douloureux associés à cet homme qu'ils appelaient "Charpie". D'autres enfants des années 1980 partagent les mêmes traumatisants souvenirs.
Comme rapporté par Le Journal de Saône-et-Loire, plusieurs victimes présumées ont témoigné de leurs expériences horrifiantes, décrivant des agressions allant des attouchements aux viols. Deux d'entre elles se souviennent de pénétrations à l'âge de 8 et 12-13 ans. "Il aimait les garçons avant la puberté. Se présentant comme un pseudo-docteur, il auscultait ces jeunes", témoigne un ancien footballeur.
À l'époque, la voix des enfants avait peu de poids et les agissements de "Charpie" restaient généralement dans l'ombre. Malheureusement, aucune des victimes n'a eu le courage de porter plainte, souvent découragées par leurs propres parents.
Qui aurait cru qu'un homme si respecté pouvait se livrer à de telles atrocités ? En tant que cadre des "Forges", un fabricant d'inox, cet homme était perçu comme un pilier de la communauté de Gueugnon, s'illustrant par son statut de notable éminent et intouchable. À ce jour, ni le parquet de Chalon-sur-Saône ni le FC Gueugnon n'ont réagi aux révélations du Journal de Saône-et-Loire.







