Les parents de la petite Zita, décédée de dénutrition en janvier 2018, ont exprimé leur responsabilité devant la cour d'assises de la Drôme. Ce lundi 1er juin, lors du procès, ils ont réalisé l'ampleur de leur négligence en écoutant les témoignages d'experts médicaux. Cette audience souligne la tragédie de la petite Zita portée par des choix parentaux discutables.
Le procès, qui se poursuit depuis une semaine, met en lumière des faits accablants. Zita, alors âgée de 16 mois, est décédée après avoir présenté des signes alarmants de dénutrition, pesant près de 6 kilos au moment de son hospitalisation. Les parents, originaires de Saint-Marcel-lès-Valence, n'ont jusqu'alors jamais reconnu leur part de responsabilité dans ce drame. Ils avaient rejeté la faute sur le corps médical, arguant qu'une erreur d'anesthésie avait aggravé son état, ainsi que sur le système judiciaire qu'ils jugeaient trop intrusif.
Ce jour-là, les témoignages des pédiatres et légistes ont profondément ébranlé la famille. "On ne voit ça que dans les pays en développement", a dénoncé l'un des médecins. L'état de Zita, selon les spécialistes, témoignait d'une absence totale de soins appropriés.
Un régime alimentaire catastrophique
Le constat médical fait froid dans le dos. Zita n'était nourrie que de jus de châtaigne ou de riz, sous l'influence de croyances erronées de sa mère sur de potentielles intolérances alimentaires. "Oui, c'était une croyance, j'ai compris depuis", a admis la mère. Cette dernière a également avoué n'avoir pas tenté d'introduire des laits maternisés, ni respecté une diversification alimentaire adaptée. Le témoignage d'un frère de Zita, affirmant que la fillette "pleurait tout le temps", jette une ombre supplémentaire sur la gestion familiale.
Suivi médical négligé
L'absence de consultations médicales régulières a également fait l'objet des accusations. Les parents, fervents opposants à la vaccination, n'ont emmené Zita qu'à deux reprises chez un médecin généraliste en 16 mois, se fiant à des thérapies alternatives. "Pourquoi n'avez-vous pas consulté quand son état s'est détérioré ?", interrogeait la présidente de la cour, visiblement inquiète de ce manque de vigilance.
Une remise en question déchirante a eu lieu, lorsque la mère a exprimé : "J'étais trop fixée sur mes croyances, j'ai trop misé sur l'ostéopathie et l'homéopathie". Ce témoignage tragique souligne une problématique centrale de responsabilité parentale face à la santé des enfants.
Ce mardi, les deux aînés du couple, âgés de 20 et 17 ans, seront également entendus. Le verdict est attendu le 3 juin, au terme d'un procès où la douleur d'une perte s'entrelace avec des questions sur la bienveillance parentale.
Les réflexions autour de ce drame invitent à un débat urgent sur les choix de vie et leurs impacts, mettant en évidence les conséquences parfois fatales de l'absence de suivi médical et d'une éducation alimentaire inadéquate, comme l'affirme France Info.







