Un homme de 34 ans, habitant de Guillaucourt, a été condamné à cinq ans d'emprisonnement par le tribunal correctionnel d’Amiens ce mardi. Il a téléchargé, sur une période de deux ans et demi, près de 2.000 photos et 150 vidéos à caractère pédopornographique. Cette affaire soulève de sérieuses préoccupations concernant la sécurité des enfants.
La procureure, lors de l'audience, a présenté des images à caractère insoutenable, évoquant un bébé victime de viol, pour illustrer l'horreur des actes commis par cet individu. En effet, de janvier 2024 à mai 2026, Guillaume, en utilisant le dark web, a collecté des contenus où des mineurs et nourrissons subissent des sévices sexuels. En plus de sa peine de prison, il se voit interdire tout contact seul avec sa petite fille, âgée de deux ans et demi.
« Il présente bien, mais il ment à tout le monde », a déclaré la représentante du parquet. Ce n'est pas sa première incartade; Guillaume était déjà condamné pour des viols sur des mineurs de sa propre famille et a été libéré en 2020 après avoir purgé sa peine. Il avait alors construit une vie familiale, mais a reconnu avoir retrouvé des comportements problématiques, confiant : « J’ai un problème ». Pourtant, le tribunal a affirmé que ces agissements étaient inacceptables, soulignant le risque élevé de récidive compte tenu de ses antécédents.
« Vous ne pouvez pas plaider l’erreur », a insisté le président du tribunal, en réponse aux larmes de Guillaume, qui affirmait n'avoir jamais eu d'attirance pour sa fillette. La procureure a rétorqué avec force : « Si des mineurs se font violer en vidéo, c’est parce qu’il y a des gens comme vous pour regarder. » Cette affaire résonne fortement dans le paysage judiciaire français où la protection des enfants demeure une priorité absolue.
Pour toutes personnes touchées par cette problématique, les numéros d'intervention pour l'enfance en danger sont le 119 et le 114. © Radio France - Radio France







