La résidence secondaire des grands-parents d'Émile Soleil a été la cible d'une tentative d'incendie dans la nuit du 15 au 16 mai 2026 au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence). Un homme de 78 ans, originaire de Marseille, a été rapidement appréhendé et sera jugé le 7 juillet prochain, selon RTL.
Les secours ont pu intervenir rapidement grâce à l'alerte donnée par un jeune villageois. Bien que des dégâts aient été causés, la résidence était inoccupée pendant l'incendie. Le procureur de Digne-les-Bains, Antoine Pesme, a souligné la forte odeur d'essence sur les lieux, suggérant un acte intentionnel.
Un profil atypique et obsessionnel
Le suspect, nommé Roland W., a éveillé l'intérêt des enquêteurs en raison de son comportement. "Il semblait vraiment en déficit intellectuel pour dire ça poliment," raconte la gérante d’un hôtel où le prévenu avait séjourné. Venu sous prétexte d'écrire un livre sur l'affaire Émile, il était aussi obsédé par le crash de Germanwings survenu dans la même région en 2015.
La gérante se souvient l'avoir déjà hébergé en août 2025, notant qu'il était "en boucle sur Émile et la Germanwings". Son accent marseillais trahissait son déguisement en journaliste hollandais.
L'inconsistance de ses déclarations
Au commissariat, Roland W. a refusé un avocat et a affirmé que les autorités s’étaient trompées de personne, évoquant l'existence d'un jumeau en Australie. Cependant, les vérifications ont révélé qu'il n'avait pas de frère. Les enquêteurs ont observé qu'il semblait particulièrement préoccupé par tout ce qui touchait à l'affaire d'Émile, dont les ossements ont été découverts en mars 2024.
Il avait même planifié de visiter le cabinet d'ostéopathie de Philippe Vedovini, le grand-père d'Émile, avec l'idée que les coupables pourraient être liés à la famille. "C’est une intuition, peut-être que je fais un genre de transfert par rapport à l’histoire du petit Grégory," a-t-il confié.
Alors qu'il risque jusqu'à dix ans de prison, les grands-parents d'Émile ont exprimé leur inquiétude sur BFMTV, déclarant : "Aujourd'hui, nos enfants et nous-mêmes sommes en danger car après les gardes à vue, nous avons été broyés et jetés en pâture dans les médias." L'affaire soulève plus de questions que jamais.







