Dimanche 24 mai 2026, un train Ouigo reliant Paris à Nice a connu une situation chaotique après avoir été immobilisé des heures à Montanay. Sans climatisation, les passagers ont souffert d'une chaleur insupportable, certains faisant même des malaises. Dans un élan de solidarité, une passagère a pris la décision d'ouvrir l'issue de secours, ce qui lui a valu une amende de 200 euros.
Les conditions dans le train se sont rapidement détériorées, comme l'explique une femme de 41 ans, originaire de Saint-Étienne, dans un entretien avec Le Progrès. Les passagers, piégés dans des wagons étouffants, ont commencé à souffrir de la chaleur extrême : "Tout le monde descendait vers les plateformes alors que la chaleur montait, certains commençant à faire des malaises."
Une situation d’urgence
La décision de la Stépanoise d’ouvrir la porte d’évacuation a été motivée par l’urgence. "Je n’ai pas hésité. C’était une situation d’urgence, une issue de secours est faite pour ça !" a-t-elle affirmé. Notamment, aucun membre du personnel n’était visible pour orienter les voyageurs dans ce moment critique.
Cependant, quelques instants après l'ouverture de la porte, la passagère a été confrontée à trois contrôleurs. Bien que ces derniers aient d’abord critiqué son geste en fermant la porte, ils ont rapidement changé d’avis, rouvrant l’issue suite à des plaintes de passagers. Malgré cette évolution, les agents de bord ont décidé d’infliger une amende de 200 euros pour "usage abusif du dispositif d’arrêt". "C’était un acte sensé, pas du vandalisme," a expliqué la quarantenaire, qui a l'intention de contester cette décision.
Contactée par Le Progrès, la SNCF n'a pas encore donné suite à leurs questions concernant cet incident controversé.







