Ce lundi 11 mai, un incendie dans un immeuble de sept étages à Décines-Charpieu, près de Lyon, a coûté la vie à trois personnes et nécessité l'évacuation de près d'une cinquantaine de résidents. Alors que la douleur et la colère se mêlent parmi les habitants, la piste criminelle est actuellement examinée par les enquêteurs.
Dès 7h30, les premières alertes ont été déclenchées. Des images poignantes montrent un jeune garçon de 13 ans, piégé dans un appartement, appelant à l'aide par la fenêtre, avec sa mère également coincée. Son père, resté au travail, relatait en direct l'angoisse de ses proches : "Dès que la porte a été ouverte, le feu se propageait déjà, rendant l'évasion impossible. Heureusement, les pompiers sont intervenus rapidement et les ont secourus par la fenêtre", a-t-il témoigné.
En parallèle, une vingtaine d'autres résidents ont pu être évacués grâce à la grande échelle des sapeurs-pompiers, y compris des enfants en bas âge. Malheureusement, trois personnes n'ont pas survécu, dont un homme qui a tenté de fuir en sautant par la fenêtre. Les cris de désespoir ont résonné dans tout le quartier, une habitante décrivant la situation comme chaotique : "J'entendais des hurlements, l'air était saturé de fumée, et des explosions résonnaient tout autour de moi. Il était impensable de rester ici."
La préfecture évoque plusieurs départs de feu à différents étages
Les autorités locales, sous la direction d'Antoine Guérin, préfet délégué à la défense et la sécurité, examinent plusieurs départs de feu simultanés et envisagent une corrélation avec la montée des violences dans le quartier ces dernières semaines. "Nous faisons face à des actes de pyromanie liés à des tensions aggravées par un conflit entre clans de narcotrafic," précise-t-il. Effectivement, plusieurs incidents similaires ont été recensés, suscitant des inquiétudes parmi les résidents.
Par ailleurs, des sources policières rapportent qu'une guerre de territoire bat son plein, intensifiant la peur parmi les habitants, qui ne cachent plus leur exaspération. "Pourquoi attaquer des immeubles où vivent des familles ? C'est inacceptable !" s'insurge une mère de famille, tandis que d'autres se plaignent de la nécessité de surveiller leurs enfants en permanence, là où auparavant, ils rentraient chez eux sans crainte.
La colère gronde, notamment devant la mairie, où des citoyens réclament des réponses. Bien que des renforts de police et des CRS soient prévus pour la nuit, la mairie a instauré un couvre-feu pour les mineurs dès 22 heures, une mesure jugée insuffisante face à une violence persistante. Les élus locaux sont appelés à agir avec plus de fermeté pour restaurer la paix et la sécurité, alors que le climat d'angoisse perdure dans cette banlieue lyonnaise.







