Ce dimanche 3 mai 2026, les premières silhouettes des fêtards quittent le terrain militaire de la DGA près de Bourges, après avoir animé une free-party géante. Cet événement, attirant entre 17 000 et 40 000 personnes, s'est tenu sous un dispositif de sécurité renforcé, signalant la présence observatrice du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Un terrain miné sous haute vigilance
L’occupation de ce site, propriété de la Direction Générale de l’Armement (DGA), n’était pas sans risques. La préfecture avait averti sur la potentielle présence de « munitions non explosées » sur ce terrain historique. Samedi soir, l'intervention de démineurs a été requise suite à la découverte d'un obus à proximité du Teknival. Malgré les minimisations de certains participants, les autorités insistent sur la dangerosité de l’endroit, comme le rapportent plusieurs médias.
Une contestation politique et législative
Plus qu'une simple fête, cet événement s'affiche comme un acte de rébellion contre la proposition de loi 1133, qui imposerait de lourdes restrictions sur les rassemblements de ce type, incluant jusqu'à six mois de prison et une amende de 30 000 euros. Le choix des terres natal du ministre Nuñez pour la tenue de cet événement envoie un message puissant. Sa visite en fin de matinée a mis en lumière l’ampleur du dispositif de sécurité déployé, comprenant 600 gendarmes.
Propreté et premières sanctions
Sur place, les fêtards montrent une certaine responsabilité en nettoyant les lieux avant de partir. « Le site est super propre. Comme hier, il va y avoir une coupure durant la journée pour le nettoyage », explique un participant. Néanmoins, la réalité de la répression se fait sentir : beaucoup d'entre eux se voient infliger des amendes de 135 euros pour avoir participé à un événement interdit. À ce jour, les services préfectoraux dénombrent déjà 250 verbalisations de ce type.







