Bruno Bourjac, le maire de Sainte-Croix-du-Verdon, a été convoqué au tribunal correctionnel de Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence, pour répondre de graves accusations de violences conjugales. Lors de l'audience du 21 avril 2026, il a obtenu un report de son procès, mais se voit contraint d’être sous contrôle judiciaire jusqu’à l’audience prévue le 19 mai 2026.
Les procédures au tribunal de Digne-les-Bains ont été marquées par un rythme soutenu ce jour-là, rendant l'attente particulièrement difficile pour Bourjac, qui a déjà subi une longue garde à vue dans les locaux de la Gendarmerie de Gréoux-les-Bains.
Affichant des traits tendus et un regard préoccupé, l'homme de cinquante ans a déjà été condamné en octobre 2025 à quatre mois de prison avec sursis pour maltraitance sur un mineur. À la barre, Bourjac a demandé un renvoi pour se préparer au mieux à sa défense, demande qui a été acceptée. La procureure Alexandra Pradalier a précisé que l'affaire n'était pas abordée sur le fond, rappelant la présomption d’innocence dont bénéficie le maire.
Cette situation soulève des préoccupations au sein de la municipalité de Sainte-Croix-du-Verdon et parmi ses concitoyens. Des experts en droit notent que les implications de telles accusations sur la fonction publique sont considérables. Jérome Lambert, professeur de droit public à l'Université d'Aix-Marseille, souligne : "Il est crucial que les élus soient exemplaires, et cette affaire pourrait susciter un besoin de transparence accrue au sein des institutions locales."







