Dans le sud de l'Indre, les habitants sont confrontés à des nuisances olfactives persistantes, provenant du centre d'enfouissement des déchets de Gournay. Ces problèmes, déjà présents depuis plusieurs mois, sont signalés comme s'aggravant, mettant à mal la qualité de vie des résidents.
En traversant la région entre Gournay et Bouesse, il devient rapidement difficile d'ignorer l'odeur désagréable qui imprègne l'air. Didier Guénin, maire de Buxières-d'Aillac, s'inquiète de la situation : "Ça devient insupportable. Ce sont des odeurs de poubelles et de putréfaction, vous ne pouvez pas ouvrir la fenêtre". Depuis son élection, Blanche Feignon, maire de Bouesse, a déjà reçu une dizaine de plaintes d'habitants mécontents. Elle témoigne : "Jusqu'à présent, les odeurs étaient occasionnelles, mais maintenant, c'est presque tous les matins".
Des travaux qui renforcent la propagation des odeurs désagréables
Les descriptions de l'odeur varient, mais de nombreux habitants la comparent à celle des égouts ou à de la matière en décomposition. Reconnaissant le problème, la préfecture de l'Indre a assuré que les nuisances devraient diminuer d'ici le début du mois de mai, grâce à l'installation d'une géomembrane pour étanchéifier les casiers de stockage des déchets. "On nous a promis que cela s'atténuerait à la fin des travaux", affirme Blanche Feignon. Toutefois, l'an dernier, des promesses similaires avaient été faites sans résultats probants.
La préfecture assure que le site respecte toutes les normes environnementales et ne présente pas de danger pour la santé des habitants. Ils ont même proposé une visite des installations pour rétablir la confiance. "Je vais visiter le site pour comprendre la situation de près", a déclaré la maire de Bouesse.
Les habitants inquiets pour leur avenir
Les résidents affectés sont encouragés à faire part de leur frustration en remplissant un formulaire de réclamation destiné à la préfecture. Denis Guénin, maire, résume l'exaspération commune : "Quand on vit dans une région rurale, on attend des odeurs de nature, pas de déchets". Le mécontentement croissant des habitants souligne la nécessité d'une réponse rapide et efficace face à cette crise olfactive.







