L'ancien maire de Nazelles-Négron, Richard Chatellier, a été reconnu coupable d'agressions sexuelles et de corruption de mineurs par le tribunal correctionnel de Tours, le 8 avril. Condamné à trois ans de prison ferme, il doit se présenter à la prison le 29 avril. Son avocat a déjà annoncé qu'un appel sera interjeté.
Les charges retenues contre Chatellier portent sur des agressions sur trois jeunes femmes, toutes âgées de 14 à 17 ans au moment des faits, alors qu'elles résidaient temporairement dans son foyer et celui de sa compagne, qui est assistante familiale. La peine infligée est accompagnée d'une inéligibilité de trois ans et d'une inscription au registre des délinquants sexuels.
Un dossier solide pour l'avocat d'une des victimes
Me Rémi Audebert, représentant l'une des victimes, a exprimé sa satisfaction quant à la décision du tribunal. Selon lui, le dossier était très complet, soutenu par un « nombre important de témoignages concordants » et des éléments accablants. Il a notamment évoqué des échanges troublants, où son client recevait des messages à caractère sexuel de Chatellier.
La défense se bat pour le maintien de l'innocence de Chatellier
En revanche, le défenseur de l'ancien maire, Me Abed Bendjador Fils, plaide pour une réévaluation des preuves. Il a affirmé que son client clame son innocence depuis le début de l'affaire, soulignant que le tribunal n'avait pas pris en compte les déclarations de la défense. Richard Chatellier a désormais dix jours pour formaliser son appel.
Cette affaire, qui a suscité de vives réactions dans la communauté, est surveillée de près par les médias. Selon le journal Le Parisien, les implications de cette condamnation vont bien au-delà de la sphère locale et soulèvent des questions sur la protection des jeunes dans de telles situations.







