Ce lundi 22 juin, la direction de Fibre Excellence a annoncé le retrait de son offre de reprise, ouvrant ainsi un espace pour un nouvel investisseur potentiel. Jean-François Guillot, le dirigeant actuel, a confirmé dans un communiqué que cette décision était nécessaire pour répondre aux attentes du marché et préserver les emplois du groupe.
"Jean-François Guillot annonce le retrait de son offre qu'il portait avec la direction", indique le communiqué.
Le communiqué souligne que ce retrait pointe vers une urgent besoin de réévaluation de la gouvernance au sein de l'entreprise : "À l'écoute des fortes attentes exprimées par l'État et par différentes parties prenantes sur l'importance d'un renouveau de la gouvernance, il a été décidé que le retrait de son offre était aujourd'hui nécessaire pour sauver le Groupe et ses emplois."
Un nouveau projet en attente
En effet, selon Jean-François Guillot, la décision de se retirer était motivée par des préoccupations énoncées par le ministre de l'Industrie concernant la solidité financière et la gouvernance de l'offre initialement proposée. Pour lui, le retrait offre une chance aux futurs investisseurs de présenter des projets industriels innovants.
Thibaut de la Maison, expert en stratégies industrielles, évoque les implications de cette décision : "Ce tournant pourrait ouvrir la voie à un nouveau modèle économique plus flexible et adapté aux exigences actuelles du marché."
Matthieu Pigasse est désormais reconnu comme le principal candidat pour reprendre les rênes de Fibre Excellence. Il a jusqu'au 2 juillet pour soumettre son projet au tribunal de commerce. Les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur ont déjà exprimé leur volonté d'investir pour encourager une reprise réussie.
D'après des sources proches de l'État, le projet de Pigasse nécessite des garanties financières robustes pour éviter une liquidation judiciaire du groupe, déjà en redressement judiciaire depuis fin avril après le retrait des investissements précédents par son actionnaire, Jackson Wijaya.
A noter que les usines de Fibre Excellence, vitales pour la production de pâte à papier en France, nécessitent un investissement initial de 60 millions d'euros pour relancer l'activité, en plus des 150 millions d'euros envisagés pour un projet de diversification visant à produire un nouveau type de pâte.
Un représentant du ministère de l'Industrie a déclaré : "La pérennité de Fibre Excellence est cruciale pour l'industrie nationale. Nous suivons de près. Le soutien aux investisseurs est une priorité." Ce nouveau chapitre pour Fibre Excellence pourrait potentiellement transformer le paysage industriel français de la papeterie.







