Dans le nord des Deux-Sèvres, diverses entreprises du secteur de la construction ont mis en vente leurs fins de stock et chutes de matériaux à travers des brocantes dédiées aux particuliers les 24 et 25 avril. Dans un contexte où les prix des matières premières explosent, cette initiative représente une véritable aubaine pour les adeptes du bricolage.
Parmi les offres disponibles, on trouve de la tôle, du bois et de l'acier, le tout en seconde main. À Thouars, le réseau d'entreprises Recto Verso a orchestré ces brocantes, permettant aux professionnels d'écouler leurs stocks tout en offrant aux clients des prix réduits, bien en dessous de ceux pratiqués dans les magasins spécialisés, qui ont vu leurs tarifs s'envoler depuis le début du conflit en Iran.
Des matériaux à moitié prix
Dans les hangars de Charpente Thouarsaise, il suffit de fouiller pour dénicher de véritables trésors. Richard, un bricoleur enthousiaste, témoigne : "Voilà, c'est ça que je cherche", en extirpant une plaque de tôle d'un mètre. "Je voulais quelque chose qui fasse deux mètres de largeur, et je l'ai trouvé pour seulement cinq euros le mètre !" À titre de comparaison, dans les magasins, le même produit s'affiche autour de 9,99 euros.
Jean-Louis, en quête de matériaux pour finaliser une toiture, ne cache pas son contentement : "Ici, une planche est à 10 euros, alors qu'en magasin, c'est entre 50 et 100 euros. Nous sommes avec des réductions allant jusqu'à -90% !" Il se réjouit de contribuer à libérer de l'espace de stockage dans les hangars.
Du bois pour réaménager un van, par exemple
Pour l'entreprise Doc Emballages à Thouars, cette initiative permet également de désencombrer leurs stocks de planches de bois dont ils n'ont plus besoin. César Bilher, membre du réseau Recto Verso, indique : "Ce sont des plaques de contreplaqué parfaites pour divers projets, y compris la fabrication de poulaillers ou l'aménagement de vans, une tendance en pleine expansion".
Un traitement des déchets moins cher
Pour Charpente Thouarsaise, ces brocantes représentent également une chance de réduire les coûts de traitement des déchets liés à des pièces défectueuses. "Éliminer des déchets peut coûter très cher : de 2 000 à 4 000 euros facilement. En vendant nos surplus, nous réalisons des bénéfices tout en faisant un geste écologique", conclut Cécile Vincent, responsable RSE au sein de l’entreprise. Cette opération a généré environ 2 000 euros de bénéfices pour la société.







