Une rencontre cruciale se tiendra ce vendredi entre les représentants des taxis et le ministère des Transports. Après la rencontre matinale avec les VTC, les taxis souhaitent également exposer leurs préoccupations, notamment la hausse disproportionnée des prix du carburant due au conflit actuel.
«Nous demandons à être intégrés dans la liste des professions bénéficiaires de l'aide au carburant, aux côtés des routiers, des pêcheurs et des infirmiers libéraux», a déclaré à l'AFP Mouhssine Berrada, premier vice-président de l'Union nationale des taxis (UNT). Cette demande vise à assurer la pérennité des services de transport conventionnés pour les malades dans les hôpitaux.
L'urgence est renforcée par le besoin d'un tarif plancher à 1,80 euro et le gel de la taxe CEE, qui a doublé depuis janvier, a ajouté Dominique Buisson, secrétaire de la fédération nationale des taxis (FNDT). Cette dernière représente environ 1500 entreprises à travers 35 départements.
Les taxis, qui effectuent des transports médicaux pour près de 34 000 d'entre eux, insistent sur le fait qu'une absence d'aide compromet non seulement leur activité, mais également l'accès aux soins pour les patients. «Sans soutien, c'est l'accès aux soins qui est en péril», a averti Mouhssine Berrada.
Le ministère, tout en reconnaissant les préoccupations exprimées, a affirmé qu'il envisageait toutes les options lors de la réunion, prévue cet après-midi à Paris. «Nous examinons toutes les pistes évoquées ces dernières semaines, afin de trouver des solutions qui correspondent aux réalités du secteur des transports privés de personnes avant les annonces officielles du ministre».
Malgré cette situation difficile, le ministère a indiqué que «les taxis bénéficient déjà de mesures d'étalement des cotisations sociales et des charges fiscales» adoptées au début de la crise. Par ailleurs, «les conducteurs de taxis et de VTC qui respectent les critères de revenus et de kilomètres parcourus peuvent accéder à l'aide pour les grands rouleurs récemment annoncée».







