Toutes les plantes d'intérieur nécessitent une hydratation adéquate, qui est essentielle à leur bien-être. Leur composition en eau peut atteindre jusqu'à 90 %, soulignant leur besoin crucial d'humidité. Dans nos maisons, où l'air peut devenir sec, ces conditions peuvent vite se détériorer. L'eau est vitale pour la circulation de la sève dans les tissus végétaux, permettant de retrouver ou de maintenir leur vitalité.
Les plantes en pot n'ont pas accès aux précipitations naturelles et dépendent entièrement de nous pour leur approvisionnement en eau. Il existe plusieurs méthodes, dont le bassinage, pour hydrater correctement nos précieux végétaux. Pourtant, il serait bon de clarifier ce que l’on entend par cette pratique.
Les besoins en arrosage des plantes d'intérieur
La majorité des plantes d'intérieur proviennent de régions tropicales ou subtropicales, où elles profitent d'un environnement chaud et humide. Elles reçoivent régulièrement des pluies, des brouillards et des rosées. Ainsi, leurs besoins en eau sont bien satisfaits dans leur milieu naturel.
Il est important de noter que l'humidité ambiante joue également un rôle crucial. Par exemple, durant la saison des pluies dans les forêts tropicales, l'humidité peut atteindre 95 %. Dans nos habitations, nous régulons généralement ce taux entre 50 et 60 %. Regrouper des plantes en pot peut créer un microclimat favorable grâce à la transpiration de chacune d'elles.
Pour ces plantes qui préfèreraient des conditions plus humides (70% d'humidité et 20°C), il est donc essentiel d'adapter l'arrosage à chaque espèce selon son origine.
Arroser ou bassiner : que choisir ?
Le terme bassiner est souvent mal compris. Techniquement, il désigne l'humidification du feuillage par brumisation, mais dans le langage courant, beaucoup l'associent à faire tremper un pot dans l'eau. Cette méthode tire son origine d'un petit arrosoir appelé bassinette, utilisé autrefois pour irriguer les plantes en serre.
La méthode la plus choisie reste de verser directement l'eau sur le sol du pot. Alternativement, on peut faire tremper le pot dans une bassine d'eau. Cependant, il est crucial de retirer le pot après 20 à 60 minutes pour éviter la stagnation de l'eau. Les techniques d'arrosage par baignade ou par le haut n'affectent pas de manière significative la santé des plantes, tout est une question de préférence.
Bassiner ou vaporiser : intérêt et méthode
Bassiner, ou plutôt vaporiser, vise à augmenter l'humidité ambiante des plantes d'intérieur. Ce geste suscite souvent des controverses. Certains considèrent que la brumisation est peu utile, tandis que d'autres y voient un moyen d’améliorer les conditions pour les plantes en nettoyant le feuillage et en débouchant les pores.
Il est préférable de ne pas brumiser les plantes à feuillage velu, car elles peuvent y être sensibles. Utilisez toujours de l'eau non calcaire à température ambiante pour éviter un choc thermique. Pensez à remplir votre brumisateur à l'avance afin de laisser évaporer le chlore de l'eau du robinet.
Fréquence d'arrosage : comment s'assurer de bien hydrater vos plantes ?
Mieux vaut insuffisamment arroser une plante que de l'inonder, ce qui peut nuire à ses racines. La méthode d'arrosage la plus efficace consiste à donner une grande quantité d'eau en une fois, plutôt que de petites doses quotidiennes. En été, avec la chaleur, les besoins en eau augmentent, alors qu'en hiver, ils diminuent significativement.
La clé est d'attendre que le substrat sèche légèrement entre deux arrosages. Une simple touche du substrat permet de déterminer s'il est sec ou non. Sachez que les besoins en eau dépendent de plusieurs facteurs :
- Du milieu naturel de chaque plante (tropical, aride, etc.),
- De la température de la pièce,
- De l'hygrométrie ambiante,
- De la nature du substrat (capacité de rétention d'eau),
- De la taille du pot,
- Du stade de croissance de la plante.
Il est possible de regrouper les plantes selon leurs besoins en eau en trois catégories : faible, moyen ou important.
Plantes à privilégier pour un arrosage par baignade
L'arrosage par immersion, en plaçant le pot dans un récipient d'eau, convient particulièrement aux plantes qui préfèrent éviter d'avoir le feuillage humide. Voici quelques exemples :
- Saintpaulia : ses feuilles duveteuses peuvent pourrir si elles restent en contact prolongé avec l'eau.
- Orchidée : une immersion leur permet d'éviter l'eau stagnante.
- Cyclamen : également sensible à la pourriture des racines, un trempage est recommandé.
- Tillandsia : ces plantes épiphytes nécessitent également un trempage avant d’être remises à leur place.
- Streptocarpus : apprécie d’être arrosé par cette méthode pour éviter l'excès d'humidité sur le feuillage.
Les broméliacées peuvent également bénéficier d'une immersion, notamment en hiver, lorsque les risques de pourrissement augmentent.







