Un changement important dans la déclaration fiscale des propriétaires a suscité des inquiétudes. Contrairement aux années précédentes, où les déficits fonciers étaient pris en compte automatiquement, les propriétaires doivent désormais les calculer et les indiquer manuellement.
De nombreux propriétaires ayant des biens locatifs sont en émoi face à cette réforme. Selon des informations relayées par Le Parisien, cette nouveauté touche particulièrement ceux qui déclarent leurs revenus fonciers sous le régime réel via les formulaires 2044 ou 2044 SPE.
Déficits fonciers : un atout fiscal majeur
Les déficits fonciers permettent aux propriétaires de déduire un certain nombre de charges de leurs revenus locatifs. Cela inclut les frais de gestion, la taxe foncière, les charges locatives, les assurances, les travaux de rénovation énergétique et les intérêts d'emprunt. En cas de solde négatif, ces propriétaires n'ont pas d'impôts fonciers à payer et peuvent même transférer une partie de leurs charges sur leurs autres revenus.
Les déficits non utilisés dans une année peuvent être reportés durant dix ans, offrant ainsi une belle alternative fiscale pour la déclaration de revenus 2023. Les propriétaires peuvent ainsi utiliser les déficits accumulés de 2013 à 2022.
Communication défaillante du fisc
Auparavant, ces déficits étaient automatiquement pris en compte, mais cette année, cette fonctionnalité a été supprimée dans la version en ligne de la déclaration. Désormais, les contribuables doivent additionner manuellement tous leurs déficits fonciers cumulés et les indiquer dans le formulaire adéquat.
Comme l'indique Thibault Diringer, consultant fiscal et fondateur de Corrige ton impôt, les contribuables pourraient perdre leurs déficits antérieurs s'ils n'effectuent pas cette démarche correctement. L'ordre des experts-comptables souligne également un problème de communication avec le fisc, déplorant que le changement de gestion des déficits n'ait pas été clairement signalé lors de la déclaration.







