Dans un environnement marqué par une profonde crise de confiance envers l'institution judiciaire, Peimane Ghaleh-Marzban, président du Tribunal judiciaire de Paris, a partagé sa préoccupation lors de son apparition dans l'émission Complément d'enquête. Il souligne l'importance d'expliquer le fonctionnement du système judiciaire, dans un contexte où la désinformation se propage.
Tristan Waleckx : Vous êtes de retour avec nous, Peimane Ghaleh-Marzban. Merci pour votre présence, qui est rare dans les médias. Cela témoigne-t-il d'une situation particulièrement critique ?
Peimane Ghaleh-Marzban : Oui, c'est crucial d'expliquer ce qui se passe dans l'institution judiciaire, surtout en cette période de crise.
Les ingérences étrangères
La question des pressions exercées par des États comme les États-Unis sur certaines décisions judiciaires soulève de vives inquiétudes. « Sans indépendance, il n'y a pas de justice, » affirme Ghaleh-Marzban. Il cite le cas de Nicolas Guillou, un juge sanctionné pour avoir pris une décision conforme à sa fonction, révélant ainsi l'impact néfaste des pressions exercées sur des magistrats.
La critique des juges
Lors de l'entretien, le président a également abordé le sujet des critiques visant les magistrats qui ont condamné Marine Le Pen. Il insiste sur le fait que la liberté d'expression est essentielle, mais « s'en prendre à la personne du juge est inacceptable. » Cela crée une défiance envers l'institution, qui est le socle même de notre démocratie.
« Le climat ambiant et les discours qui entourent l'État de droit deviennent préoccupants, » déclare-t-il, soulignant comment les réseaux sociaux et les médias amplifient ces critiques. Ce phénomène, selon lui, met en danger la perception du système judiciaire par la population.
Pour conclure, Ghaleh-Marzban appelle à une prise de conscience collective : « Ce qui arrive à Nicolas Guillou doit éveiller les consciences dans notre société. »
Pour voir l'intégralité de l'interview, cliquez ici.







