À 44 ans, Julie se dit heureuse, mais sa vie a pris un tournant après le diagnostic de sa ménopause. Cette transition lui a coûté sa capacité à fonder une famille avec sa compagne et a largement impacté sa relation de couple. Son histoire est partagée dans le podcast 'Bouffées de chaleur' animé par la sage-femme Anna Roy.
Amel, une des participantes à l'épisode, a attendu cette ménopause avec optimisme, pensant qu'elle serait libératrice. « J’étais persuadée que je n’aurais aucun symptôme parce que je désirais cette ménopause », confie-t-elle. Cependant, la réalité l'a rapidement rattrapée : « Je suis en train de travailler chez moi et tout d'un coup je suis prise de sueurs, de bouffées de chaleur, de palpitations au point de devoir arrêter toute activité. » Ces symptômes sont devenus omniprésents, affectant sa qualité de vie.
Un combat pour la normalité
Amel se sentait isolée, tandis que d'autres femmes de son entourage semblent affrontées à une ménopause moins éprouvante. « Cela me donne le sentiment d’être vraiment seule au monde. » Face à cette souffrance, elle a décidé de se tourner vers un traitement hormonal de la ménopause (THM), malgré les mises en garde de son gynécologue, qui lui a déclaré que cela pouvait augmenter son risque de cancer du sein.
Amel accepte de prendre ce risque, car elle ne « vit plus ». Sous ce traitement, un changement notable apparaît rapidement : « Quinze jours plus tard, je retrouve mon énergie, ma joie de vivre. » Cependant, lorsqu'elle choisit d'arrêter le THM, les symptômes reviennent avec force, la contraignant à reprendre le traitement.
Le choc du diagnostic
En 2025, un examen révèle une anomalie au niveau de son sein, confirmée par des tests en tant que cancer du sein. « Je suis persuadée d'avoir un combat plus important à mener qui effacera ces symptômes », déclare-t-elle, mais les crises de bouffées de chaleur reviennent rapidement, la perturbant encore plus.
Lors d'échanges avec des amies au sujet des effets secondaires des traitements hormonaux, Amel souligne : « Un cancer, c'est toujours multifactoriel, » insistant sur le fait que son corps médical lui a expliqué que ses hormones ne pouvaient pas être jugées comme la seule cause de son cancer.
Avec le temps, Amel a dû composer avec ses nouveaux défis. À 59 ans, après une intervention chirurgicale pour traiter son cancer, elle doit maintenant réfléchir à des traitements préventifs, dont l'hormonothérapie, qui pourrait aggraver ses symptômes de ménopause. « Je me dis que je ne le prendrai pas, et qu'à nouveau, je suis obligée d'accepter le risque d'une récidive. Mais c'est vivre aujourd'hui ou ne vivre que dans dix ans, » conclut-elle, rappelant l'importance de vivre pleinement le moment présent.
Pour écouter d'autres épisodes du podcast, abonnez-vous à 'Bouffées de chaleur', disponible sur l’application ICI et la plateforme Radio France.







