La mort tragique d'un adolescent de 15 ans, abattu à Port-Boyer, a ravivé les tensions liées au narcotrafic dans les quartiers populaires de Nantes. Louisa Battoy, une habitante du Chêne des Anglais, est à la front line de cette lutte quotidienne. "Il y a encore du boulot", confie-t-elle, déterminée à changer les choses.
Louisa, la "tata" des jeunes du quartier
Résidente du Chêne des Anglais depuis plus de 30 ans, Louisa a vu son quartier se dégrader avec l'avancée du narcotrafic. Il y a quinze ans, elle a fondé l'association "Casse ta routine" pour aider les jeunes à sortir de ce cercle vicieux. "Je vais à leur rencontre, je les écoute et leur tends la main. Ils viennent souvent me voir, même après avoir passé du temps en prison", explique-t-elle avec passion.
Le surnom "tata du quartier" lui colle à la peau, et pour le plus grand bonheur d'un groupe de jeunes, "sans Louisa, beaucoup d'entre nous seraient perdus". Avec un accent sur sa philosophie, Louisa souligne l'importance d'un simple geste : "Un sourire ou un accueil peut changer une vie".
Une Nantaise en colère
Malgré son engagement, Louisa ne cache pas sa frustration face à la situation. La récente perte de ce jeune rappelle à tous les habitants que les problèmes de fond demeurent non résolus. "On doit faire plus que des actions temporaires. Nos quartiers populaires souffrent", lâche-t-elle, visiblement touchée. Cité par ICI Loire Océan, elle interpelle les autorités : "Il faut traiter les causes et non juste les symptômes", soulignant l'urgente nécessité de réponses à long terme.
Louisa ne recule pas devant la lutte. Son combat est celui d'une communauté qui aspire à un avenir meilleur, loin des violence et de la peur. Ensemble, avec le soutien de l'association et les jeunes qu'elle accompagne, elle continue d'espérer une transformation durable pour le quartier.







