La préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes a ordonné, ce mardi 19 mai, à la région de régler une subvention de près de 10 millions d'euros à l'université Lyon 2. Cette décision intervient après que Laurent Wauquiez, président de la région, avait suspendu ces fonds en raison d'allégations de « dérive islamo-gauchiste » à l'encontre de l'établissement.
Malgré la suspension, la préfecture a indiqué que la région devait répondre à cette demande sous un mois, selon des sources proches du dossier.
Dans une déclaration à BFM Lyon, le Conseil régional a exprimé ses préoccupations et demande depuis plus d'un an un audit externe sur des incidents notables survenus à Lyon 2, notamment des préoccupations concernant la laïcité et des incidents antisémites. La colère a été ravivée par la publication d'une liste de personnalités juives à boycotter par un professeur, ce qui a conduit à une suspension en septembre 2025.
La Chambre régionale des comptes critique la suspension
Il y a un an, Laurent Wauquiez avait affirmé que l'université accueillait des repas pour rompre le jeûne du Ramadan et des prières musulmanes, une assertion que la direction de l'université conteste fermement. Malgré ces accusations, la Chambre régionale des comptes (CRC) a jugé que la suspension de certaines subventions était infondée, créant ainsi des tensions politiques durables.
Le groupe d'opposition socialiste, écologiste et démocrate à la région a qualifié cet avis de « défaite cuisante » et de « déni pour Laurent Wauquiez », ce qui montre l'impact croissant de cette affaire sur le paysage politique local.
En parallèle, plusieurs leaders politiques, y compris Jean-Luc Mélenchon, ont pris position sur cette affaire, renforçant le débat autour de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme au sein des institutions éducatives.







