Le procureur de la République, Damien Martinelli, a récemment abordé les violences croissantes liées au narcotrafic à Nice. Lors d'un entretien, il a partagé les résultats des opérations menées par les forces de l'ordre et a insisté sur l'importance des enquêtes dans le quartier des Moulins.
La dégradation sécuritaire dans le quartier des Moulins à Nice
Le quartier des Moulins fait face à une hausse inquiétante de la violence associée au narcotrafic. Certains analystes comparent déjà cette situation à celle que connaît Marseille. Avec 11 personnes perdues depuis le début de l'année, la communauté vit dans une atmosphère d'insécurité qui perturbe leur quotidien.
Nice est devenu le « petit Marseille »
Caroline Roose, ex-eurodéputée et membre de l'association Consciences, a déclaré : “Malheureusement, Nice est en train de devenir le petit Marseille. On observe des personnes de Marseille venir à Nice pour commettre des actes violents, ce qui est inacceptable.”
Vers une stratégie de lutte intégrée
Bien que l'établissement d'un poste de police sur la place des Amarylis soit un début encourageant, les acteurs locaux estiment qu'il est largement insuffisant. Une approche globale est nécessaire pour traiter non seulement le trafic, mais aussi les réseaux financiers internationaux qui le soutiennent. Caroline Roose a souligné l'importance de l'engagement gouvernemental : “Il est impératif de renforcer nos actions au-delà des quartiers en lutte contre le blanchiment d'argent, un mal qui prospère malgré les lois existantes.” Elle a également questionné le manque d'avancées sur le décret d'application d'une loi adoptée en 2025 et plaide pour un gel des fonds liés aux contrats commerciaux avec des pays facilitant le narcotrafic.







