Claude Pierre, 75 ans, raconte son expérience après une intervention pour un cancer de la prostate, réalisée par ultrason. Grâce à cette technique novatrice, il a connu une convalescence rapide, passant seulement 24 heures à l'hôpital. « Le chirurgien parle de 'tirs' sur la tumeur avec une précision millimétrique », s'enthousiasme-t-il, soulignant la technologie utilisée, appelée Focale One, qui permet de cibler la zone touchée avec une grande exactitude.
Cette méthode, remboursée par l’Assurance Maladie depuis le 1er janvier 2026, pourrait transformer la prise en charge des patients nécessitant une intervention chirurgie. Claude a été parmi les premiers à bénéficier de cette technique testée lors d'une étude clinique à Clermont-Ferrand en 2015. À l’heure actuelle, l’appareil Focal One est mobile et se déplace en fonction des besoins dans différents établissements français.
Une tumeur détectée à temps
Le septuagénaire a expliqué qu'il avait été surveillé pendant quinze ans, ses PSA fluctuants suscitant l’inquiétude. « Puis un jour, tout a changé », raconte-t-il. Suite à une explosion de ses niveaux de PSA, son médecin lui a proposé trois options : l’ablation, la radiothérapie et les ultrasons. « Étant donné l'expertise de mon urologue dans ce domaine, le choix a été fait », confirme Claude. Selon le médecin, il est essentiel que la tumeur soit bien placée et de petite taille pour bénéficier de cette méthode.
Des effets secondaires temporaires
Deux mois après sa chirurgie, Claude se sent bien. « Ma convalescence a été rapide », se réjouit-il. « J'ai eu quelques problèmes d'incontinence, mais ça s'améliore », explique-t-il sans détour. Il en profite pour briser le tabou autour du cancer de la prostate en soulignant l'importance d'aborder ces sujets avec franchise.
Une leçon de prévention
Depuis son opération, Claude n’a pas eu besoin de traitement médical et se sent en pleine forme. Il rappelle qu’un suivi régulier est crucial et incite les hommes à faire contrôler leur PSA à partir de 50 ans. « Mon fils va avoir 50 ans bientôt, et je lui ai conseillé de se faire suivre », conclut-il, toujours avec humour, malgré la gravité du sujet. Une voix qui mérite d’être entendue, tant il est vrai que le dépistage précoce fait toute la différence dans la lutte contre cette maladie.







