L'acte de construction de la déviation de Saint-Péray franchit un nouveau cap. En effet, au cours des trois prochains jours, un pont-rail sera installé pour permettre à la future route de s'intégrer sous la voie ferrée qui traverse le chantier. Cette phase est impérative pour mener à bien l'achèvement de ce tronçon de 1,7 kilomètre reliant Cornas à Guilherand-Granges et pour finaliser le contournement de Saint-Péray.
L'opération se déroule pendant le pont de l'Ascension, jusqu'à samedi. Au programme, l'enlèvement des rails et le décaissage du remblai de la voie. Un pont en béton armé a été construit à proximité depuis l'automne dernier. À l'aide d'engins et de vérins, l'opération de ripage consiste à déplacer progressivement le pont préfabriqué vers sa position finale, permettant ainsi de relier les rails et de garantir la continuité de la ligne ferroviaire.
Cette manœuvre exige l'interruption de la circulation ferroviaire, impactant principalement les trains de marchandises. La SNCF, qui loue ces lignes à des compagnies de fret, doit prévenir trois ans à l'avance pour permettre à ces dernières de s'organiser. Cette anticipation souligne l’importance de la coordination dans de tels travaux d’infrastructure.
D’après des représentants de la municipalité de Saint-Péray, la mise en service complète de cette déviation est prévue d’ici quelques années, améliorant ainsi significativement le flux de circulation dans la région. Des experts, comme ceux de l'Institut de la route, soutiennent que de telles infrastructures participent à la fluidité du trafic et à la sécurité routière, rendant les déplacements plus sûrs et efficaces.







