Le CHU de Grenoble, situé en Isère, a récemment été condamné par le tribunal administratif à verser plus de 200,000 euros aux proches d’un patient décédé en 2019. Selon les informations rapportées par Le Parisien, à l'origine de cette condamnation se trouvent des troubles sérieux liés à une opération chirurgicale sur le dos effectuée par un médecin du même établissement.
En 2007, au cours de cette intervention, une veine iliaque a été malencontreusement sectionnée, entraînant une hémorragie. Un expert a qualifié cette situation de « faute par maladresse ». Par la suite, la victime a souffert d'un syndrome de loge non diagnostiqué par le chirurgien, ce qui a conduit à des séquelles irréversibles.
« Des douleurs insupportables »
À partir de ce moment, l’homme a fait face à des infections et à des complications persistantes pendant de nombreuses années. En 2016, il a dû subir l’amputation d’une jambe, et il est décédé en 2019 à l’âge de 46 ans. Sa veuve a partagé avec émotion le calvaire vécu par Christophe : « Ce ne devrait pas être le résultat d’une opération du dos. Il a enduré un véritable enfer, 24 heures sur 24, et les antalgiques n'apportaient aucune solution à sa souffrance. »
Le tribunal a jugé que « le centre hospitalier régional de Grenoble est directement responsable des conséquences néfastes subies » par la victime, suite à des manquements évidents de la part du chirurgien, tant au moment de l'opération qu'après. Étant donné qu'un médecin d'un établissement public ne peut pas être poursuivi personnellement devant la justice administrative, c'est ainsi le CHU qui a fait l'objet de cette condamnation.
« Notre combat n’a pas été vain (...) Bien que Christophe ne soit plus là, il a été reconnu comme victime, ce qui est essentiel », a déclaré la veuve au sujet de cette décision. Une enquête pénale ouverte en 2019 contre le médecin responsable est toujours en cours, et ce dernier fait face à des accusations dans une douzaine de dossiers, incluant « blessures involontaires » et « homicides involontaires » liés à la mort de deux autres patients.







