La consommation mondiale de vin a enregistré une diminution de 2,7 % en 2025, atteignant un niveau jamais vu depuis 1957. Ce déclin, selon l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), est alimenté principalement par les États-Unis, la France et la Chine. L'impact des droits de douane instaurés sous l'administration Trump reste encore flou.
Le rapport annuel de l'OIV révèle que la consommation de vin en 2025 s'est chiffrée à 208 millions d’hectolitres (MHL). Ce chiffre marque un recul significatif de 14 % depuis 2018, résultat d'une combinaison de crises économiques et de changements des comportements d'achat, exacerbés par les conséquences de la pandémie de Covid-19.
Parmi les principaux marchés, seul le Portugal a témoigné d'une augmentation de la demande, appuyée par la consommation locale. En revanche, des tendances structurelles telles que des préférences en mutation et un pouvoir d’achat tendance ont également pesé lourdement sur ces chiffres.
Un déclin alimenté par trois géants
La chute est dominée par trois grands pays : les États-Unis, la France et la Chine. Les États-Unis, longtemps considérés comme le marché en forte croissance, montrent un ralentissement depuis quelques années, affichant une baisse de 4,3 % à 31,9 MHL en 2025. Les experts, dont John Barker de l'OIV, pointent des raisons économiques et comportementales, telles qu'une consommation d'alcool réduite chez les jeunes et un choix plus varié de boissons.
La France, premier consommateur de vin de l'Union européenne, connaît également une diminution continue, avec une baisse de 3,2 % à 22 MHL. D'autres pays européens comme l'Italie et l'Allemagne subissent des baisses similaires, tandis que des pays comme le Brésil et le Japon montrent quant à eux des signes de consommation accrue.
La Chine, autre grand consommateur, a vu ses achats chuter brutalement : 4,8 MHL en 2025, marquant une diminution de 13 % sur un an et de 61 % par rapport à 2020, aggravée par un contexte économique difficile.
Dans le même temps, la production de vin continue de faire face à des défis, notamment dus aux changements climatiques. La vendange de 2025 a totalisé 227 MHL, soit une légère augmentation par rapport à 2024, mais une baisse de 9,4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Ces évolutions soulignent un paysage viticole mondial en pleine mutation.







