À partir de ce lundi, tous les étudiants de l’Université Savoie Mont-Blanc (USMB) peuvent se réjouir d'une nouvelle mesure : l’accès à des repas Crous au prix symbolique d’un euro. Cette initiative, qui n'est plus réservée uniquement aux boursiers, vise à atténuer les difficultés financières vécues par de nombreux étudiants.
Les repas à un euro sont disponibles dans les cafétérias des trois restaurants universitaires situés sur les campus de Jacob Bellecombette, du Bourget-du-Lac, et d'Annecy. Les bénéficiaires accueillent cette décision avec enthousiasme.
"Franchement, c'est un soulagement", confie Guillaume, un étudiant qui n'est pas boursier et qui a, par le passé, dû sauter plusieurs repas pour des raisons financières. Clémence, une autre étudiante, abonde dans le même sens : "Quand on est à la limite de la bourse, pouvoir se payer à manger tous les jours c'est génial, car cela représente une grosse charge".
Un soutien gouvernemental significatif
Pour chaque repas vendu un euro, l'État compense avec un versement de sept euros, représentant un coût total de 50 millions d'euros pour cette initiative destinée à lutter contre la précarité étudiante.
Philippe Briant, président de l'USMB, souligne l'impact de cette mesure : "Nous devons nous organiser pour accueillir 13% de convives supplémentaires". Le Crous, qui servait déjà 2500 repas en Savoie et 2000 en Haute-Savoie, devra donc adapter sa production.
Boris Trage, directeur du Crous Grenoble Alpes, a déclaré qu'ils vont intensifier leurs capacités d’accueil tout en s'appuyant sur une subvention exceptionnelle de 351 000 euros. "Nous étions déjà presque à saturation. Cette aide nous permettra de faire face à la demande croissante des étudiants", a-t-il précisé.
Cette initiative, qui arrive à point nommé, fait écho à des préoccupations plus larges sur la précarité étudiante en France, alors que des organisations et des experts plaident pour des mesures supplémentaires afin d'assurer le bien-être des jeunes en formation.







