En 2025, les services de l'État ont identifié cinq cas de "francisation" parmi 71 contrôles effectués dans la Loire. Certains fruits et légumes étaient mensongèrement étiquetés comme étant d'origine française, pour masquer des importations étrangères. Dans ce contexte, les inspecteurs intensifient leur vigilance pour 2026.
Lors d'une vérification le 23 avril dernier dans un supermarché de Saint-Priest-en-Jarez, Mélissa, inspectrice, scrute les étiquettes des gariguettes. Le drapeau français sur l'emballage est promptement comparé à l'étiquette de prix : "Origine France". La conformité est au rendez-vous, mais cette rigueur est nécessaire, car les fraises, comme d'autres fruits printaniers, sont souvent sujettes à des fraudes.
Au fil de l'année 2025, plus de 66 % des contrôles ont mis au jour des incohérences d'étiquetage. Sur les huit dossiers ayant abouti à des poursuites, cinq relevaient de la "francisation" : des fruits importés vendus au prix de produits d'origine nationale, une pratique trompeuse qui nuit à l'industrie locale.
Adrien Sperry, directeur de cabinet de la préfecture de la Loire, souligne l'importance de ces vérifications en affirmant que "c'est clairement un gage de bonne volonté envers nos agriculteurs". Bien qu'il insiste sur le fait que ces contrôles sont une pratique établie, il aimerait que producteurs et consommateurs soient davantage informés des actions de l'État. Ce besoin de communication prend une pertinence toute particulière alors que les agriculteurs expriment leurs frustrations face à un gouvernement qu'ils perçoivent comme distant de leurs préoccupations.
Cette démarche de transparence vise à offrir une meilleure protection aux consommateurs tout en soutenant les producteurs locaux dans un marché toujours plus compétitif.







