Une soixantaine d'élevages en Savoie et Haute-Savoie ont été affectés par la dermatose nodulaire contagieuse l'été dernier. Bien que la majorité des éleveurs aient été indemnisés rapidement grâce à l'intervention de la chambre d'agriculture et de la FNSEA, 11 d'entre eux restent en attente de paiements complémentaires. Ces éleveurs réclament un total de 565 000 euros sur un montant global de 120 millions d'euros, comme l'indique Émilie Bonnivard, députée de la 3ᵉ circonscription de Savoie. En réponse à cette situation, elle a écrit au Premier ministre, soutenue par l'ensemble des élus des deux départements.
Un sentiment d’injustice pour des éleveurs exemplaires
"Nous avons été le premier territoire à être touché par la DNC, et des compensations ont été mises en place", explique Émilie Bonnivard. "Le problème réside dans le fait que ces compensations ont varié au gré de l'évolution de la crise. Une divergence est apparue entre l'évaluation initiale et les sommes finalement versées. Pour ces 11 éleveurs, l'écart s'élève à plus de 500 000 euros. Notre objectif est de réduire cet écart au maximum." La députée évoque également le fait que ces éleveurs, les premiers à être confrontés à cette crise, ont été contraints d'abattre leurs troupeaux sans grande contestation, rendant la situation d'autant plus délicate.
Un dossier sensible, l’État doit faire preuve de bienveillance
Dans ce contexte tendu, Émilie Bonnivard souligne l'importance d'une attention et d'une bienveillance accrues de l'État. Elle rappelle que ces éleveurs ont été sous pression et que les difficultés humaines engendrées par cette crise ont été majeures. "Il est essentiel que l'État écoute et réajuste les compensations pour respecter la parole donnée au départ. Je suis confiante en l'avenir", conclut-elle. Selon elle, des avancées devraient se profiler pour que les indemnités soient révisées à la hauteur des promesses initiales.







