Le parc naturel régional du Pilat s'agrandit en accueillant les communes de Chambon-Feugerolles et Givors, ainsi que huit autres localités ardéchoises. Après cinq années de négociations, son nouveau périmètre compte désormais 59 communes, en hausse par rapport aux 51 précédentes. Toutefois, l’objectif initial de 75 communes n’a pas été atteint, certains villages des Monts du Pilat s'étant retirés, tandis que toutes les communes de Haute-Loire sollicitées ont décliné l’invitation de rejoindre le parc, comme le rapporte Le Monde.
Thélis-la-Combe, représentant à elle seule 150 habitants, a décidé de quitter le parc pour les six ans à venir. Son maire, Régis Fanget, également réélu pour 2026, justifie cette séparation : "Nous ne bénéficions pas réellement des services offerts par le parc, nous avons donc décidé d’attendre." Ce choix soulève des critiques parmi les responsables municipaux, faisant également écho à la tension liée à l’intégration de nouvelles communes ardéchoises et au manque de représentation des petites communes dans le comité directeur, inquiétude soulignée par Fanget.
“On a l'impression que la charte est contraignante”
Depuis quatre ans, le paysage décisionnel au sein du parc a évolué, avec la région Auvergne-Rhône-Alpes et le département de la Loire détenant 50% des voix au sein du comité. Charles Zilliox, le président du Parc naturel régional, explique que cette répartition s’est imposée car "La région finance 50% du parc, nous ne pouvons pas ignorer cela". Malgré les bénéfices qu’apporte le parc, tels que des conseils architecturaux et des aides pour les agriculteurs, ces atouts n'ont pas su convaincre six communes de Haute-Loire de s’associer.
À Saint-Julien-Molhesabate, le conseil municipal a voté contre l’adhésion il y a un mois. Le maire Gilles Cibert (également réélu pour 2026) exprime sa déception : "Nous aurions pu bénéficier d’un nouvel éclairage en faisant partie de ce parc. On n’a pas mis la cerise sur le gâteau." Pour lui, les dialogues nécessaires pour intégrer le parc, qui se sont étalés sur cinq ans, ont anesthésié les élus locaux. Il constate : "On a l'impression que la charte est contraignante à cause du long processus d'adhésion." Cependant, Charles Zilliox rétorque que la charte est une "boîte à outils" pour aider les communes à rejoindre la dynamique de développement durable.







