L’émotion est palpable à Mirmande, dans la Drôme, suite à la perte tragique d’une centaine de brebis dans un incendie survenu la nuit du 5 au 6 avril. Vers 21h15, un feu a éclaté dans un hangar de 300 m² où étaient abrités les animaux, détruisant entièrement le bâtiment.
Sur place, l’éleveur exprime son chagrin. Présent sur les lieux où l’odeur de brûlé persiste, il peine à cacher son affliction. Un voisin a sonné l’alerte en revenant : "Quand je suis remonté, c’était tout enflammé." Bien que les pompiers, 19 au total, soient intervenus rapidement, il était déjà trop tard. L’éleveur a pu sauver quelques animaux : "J’ai pu rentrer un peu… sortir un agneau, deux brebis."
Une centaine de brebis sont mortes dans l'incendie
A l’intérieur, une centaine d’animaux se trouvaient dans la bergerie, y compris des brebis gestantes prêtes à mettre bas. Si l’on prend en compte leurs futurs agneaux, le bilan pourrait presque doubler. D’après l’éleveur, la plupart des brebis ont succombé à la fumée. "Je pense qu’elles sont mortes de suffocation… la fumée dans le bâtiment les a étouffées."
En temps normal, ces brebis ne sont pas confinées la nuit. Cependant, après une attaque de loups en novembre, l’éleveur avait fait le choix de les garder dans le hangar, où elles se sont entassées dans la panique : "Elles n’ont pas pu sortir."
La solidarité s'organise à Mirmande pour aider l'éleveur
Rapidement, la communauté s’est mobilisée. La maire, Christine Drac, s’est rendue sur les lieux dès le soir de l’incendie pour soutenir l’éleveur dans les démarches : "Il n’a pas dormi de la nuit, il fallait aussi être présent psychologiquement." La commune a également contacté la préfecture pour faciliter les procédures administratives. "Tout ce qui pouvait être fait pour lui a été fait." Il a également été question d'une aide psychologique et financière par le biais de la Chambre d’agriculture de la Drôme.
Une cagnotte est en ligne pour soutenir l'éleveur.
Pour l’instant, l’éleveur reste dans l’incertitude quant à la poursuite de son activité. Les assureurs doivent d’abord évaluer les dégâts avant de procéder à l’éventuel équarrissage des animaux.







