L'ultimatum de Trump escalade vers une tension accrue, alors que l'Iran semble déterminé à ne pas céder. Le président iranien a récemment menacé de réagir fortement si le détroit d'Ormuz n’était pas ouvert d’ici mardi soir.
"Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit", a déclaré Trump, affirmant être prêt à viser les infrastructures clés du pays si la situation ne s’améliore pas. Les tensions se sont intensifiées lorsque les responsables des deux pays ont rejeté une offre de trêve émanant de médiateurs.
Ce climat d'incertitude a provoqué une montée du prix du pétrole sur les marchés asiatiques, le baril de Brent atteignant 111,51 dollars, en augmentation d'environ 1,5%. Le West Texas Intermediate, réserve américaine, a également connu une hausse, flirtant avec les 116 dollars, témoignant d'une inflation de presque 3%.
Une situation préoccupante
Les prix du pétrole s'approchent des 120 dollars, un niveau qui rappelle les sommets du début du conflit au Moyen-Orient. Cette escalade fait craindre une aggravation des tensions, avec des répercussions directes pour les consommateurs. En France, la remise de TotalEnergies sur le prix de l'essence touche à sa fin, alors qu'aux États-Unis, le gallon a augmenté de 40% en un mois.
"La voie vers la paix semble étroite et improbable, en raison de désaccords profonds. Si Trump souhaite un dénouement rapide, l'Iran ne désire pas revenir à la situation précédente et veut utiliser Ormuz comme levier pour obtenir des concessions", commente Michael Wan de la banque MUFG.
Malgré quelques avancées récentes avec le passage de certains tankers dans le détroit d'Ormuz, les experts estiment que cela ne représente qu'une amélioration marginale. Même si le détroit était ouvert intégralement aujourd'hui, des délais seraient nécessaires avant que l'offre soit à nouveau fluide et accessible pour l'Asie.







