Ce dimanche, lors d'un rassemblement à Versailles, le ministre des Affaires étrangères et vice-président du MoDem, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le prochain président de la République devra s'engager à "rendre le pouvoir aux Français". Cette déclaration intervient à un moment où les attentes de la population à l'égard de leurs représentants sont de plus en plus pressantes.
Devant environ 700 personnes, Barrot a insisté sur le fait que sa position ne l'empêchait pas de s'exprimer, même s'il n'est pas candidat à la présidentielle. Il a mis en garde contre le risque que les futurs scrutins soient "confisqués" par des partis tels que le Rassemblement national et La France insoumise, qu'il qualifie de "deux poisons différents mais mortels pour la démocratie". Ces mouvements, selon lui, sont en quête de boucs émissaires et alimentent une polarisation dangereuse.
Des chantiers prioritaires
Barrot a évoqué une "fatigue démocratique" qui a gagné du terrain au fil des décennies, résultat d'une déconnexion des élites face aux défis contemporains. Il a déclaré que, pour le candidat qui gagnera en 2027, il est essentiel de répondre aux préoccupations des Français. Parmi les propositions avancées figurent la décentralisation de l'État et un "contrat social entre générations" comprenant l'instauration d'une retraite par points.
(Source : Le Monde, 2023) Il prône également un "pacte civique", visant à instaurer un service civique, sinon militaire, obligatoire, tout en renforçant les règles sur les réseaux sociaux pour garantir un respect total de la législation française.
Barrot a proposé que durant les 100 premiers jours de son mandat, le nouveau président organise un référendum sur ces questions essentielles, dénotant une volonté de mobilisation populaire.
"Il faut plus de démocratie"
Après la présidentielle, la nomination du Premier ministre pourrait également revêtir une importance cruciale ; celui-ci devra rassembler les forces du bloc central en cas de victoire. Le défi est de créer des liens et des collaborations entre les différents acteurs politiques.
François Bayrou, ancien Premier ministre, partage cette vision et souligne que le redressement de la situation économique ne pourra se faire sans une pression citoyenne sur les choix politiques. Il insiste : "Les gouvernants suivent l'opinion publique". De même, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, milite pour un renforcement des prérogatives parlementaires et une démocratie plus directe.
Durant cet événement, plusieurs personnalités ont pris la parole, dont Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, et l’économiste Philippe Aghion, démontrant la préoccupation générale vis-à-vis de l'éventuelle montée du RN au pouvoir.







