Le climat au sein du conseil municipal de La Teste-de-Buch a subi un changement notable. Ce lundi 15 juin, Christiane Delmas, adjointe aux finances, a abordé le compte administratif pour 2025, le dernier sous l'administration de Patrick Davet (LR). Elle a déclaré que la commune reste "en bonne santé financière" malgré divers défis tels que la crise du Covid, les incendies et l'inflation, tout en mettant en avant la nécessité d'être vigilant.
Si l'ancien maire a profité d'un contexte privilégié, avec un excédent de 19 millions d'euros à son arrivée et une augmentation des recettes fiscales, il devra désormais faire face à une gestion plus rigoureuse. Isabelle Aventur, adjointe, a souligné : "Ce train de vie dispendieux ne peut pas durer, d'autant plus que nous devrons emprunter dès 2024".
« Ce grand ALSH visait à sortir les enfants de leur école. C’était utile. Qu’allez-vous faire à la place ? »
Pascal Bérillon, ancien membre de la majorité, a rétorqué que ce compte administratif témoigne d'une gestion saine, arguant que les décisions prises étaient nécessaires pour préparer l'avenir. Thierry Gouaichault, le maire actuel, a reconnu que toute gestion doit être prudente : "Nous devons être attentifs à la pérennité de notre situation financière".
Les parents veulent de la proximité
Ce tournant est marqué par l'abandon de certains projets de l'ère Davet, comme le projet d'accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) sur la plaine Bonneval. Ce changement se concrétise à travers des ajustements budgétaires qui incluent des études pour la maison de santé ainsi que la réhabilitation du Cercle de voile de Pyla-sur-Mer.
Fabien Dufailly de l'opposition a souligné ce changement de priorités, questionnant la nécessité de ces décisions. De son côté, Thierry Caroff, un autre opposant, a évoqué des préoccupations sur l’absence de place en ALSH et le besoin urgent d'ombre dans les cour d'école.
Marie-Paule Schiltz-Rousset, adjointe au social, a défendu la décision d'ouvrir un nouvel ALSH à Samuel-Paty, insistant sur le fait que les nouveaux projets offriront plus de services.
"Les parents veulent de la proximité", a déclaré Thierry Gouaichault, ajoutant que les préoccupations soulevées par l'opposition ne sont pas aussi évidentes qu'elles le soutiennent.







