Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a exprimé lors de son intervention sur "La Matinale" ce 16 juin que la réaction au tragique décès de la petite Lyhanna ne devrait pas être limitée à une loi intégrale telle que demandée par les associations et les manifestants. Selon lui, il est impératif de parvenir à un consensus collectif sur le sujet principal avant de déterminer comment le gouvernement s’engagera.
La douleur provoquée par la mort de Lyhanna résonne encore profondément au sein de la société. Lundi, le ministre Sébastien Lecornu a rencontré les députés à l'origine d'un projet de loi transpartisan visant à combattre les violences sexuelles et sexistes. La possibilité d'une session extraordinaire du Parlement en septembre pour examiner cette loi semble incertaine.
Le ministre a confirmé que le Premier ministre a rencontré les rédacteurs de ce texte pour discuter des mesures essentielles à inclure. Il a souligné qu'une véritable transformation culturelle et sociétale est nécessaire pour changer notre vision des violences sexistes et sexuelles. Néanmoins, des doutes persistent quant à l'adoption concrète de cette loi, Lecornu semblant hésitant quant à son efficacité pour prévenir des drames comme celui de Lyhanna.
Le gouvernement a affirmé qu'une réponse intégrale serait apportée à cette problématique, tout en maintenant l'ambiguïté sur le moyen de cette réponse. Un projet de loi déjà préparé concernant la protection de l'enfance pourrait être amendé dans ce sens. Le Premier ministre a également mentionné une attente importante : celle des avis du Conseil d'État sur la loi intégrale proposée.
Les craintes d'une dilution de la loi intégrale, potentiellement incorporée dans le projet de loi sur la protection de l'enfance, persistent chez plusieurs acteurs du débat. Laurent Panifous a souligné l'importance de se concentrer d'abord sur le sujet principal, tout en gardant à l'esprit les enquêtes en cours qui suivent le tragique événement.
La question de l'inscription de cette loi à l'Assemblée nationale reste également ouverte. Le Premier ministre a laissé entendre qu'il n'exclut pas l'idée d'introduire une loi supplémentaire cet automne, renforçant ainsi la notion que le contenu doit primer sur la forme.
Le président Emmanuel Macron a reconnu les failles du système judiciaire dans l’affaire Lyhanna, mais ses commentaires, tels que "On ne répond pas à un drame par des cris", ont été critiqués par la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Pour elle, il est crucial d'être à l'écoute de la colère légitime de la société. Lorsqu'un événement aussi tragique se produit, il est essentiel de rester connecté aux préoccupations des citoyens.
Il est indispensable d'obtenir une réponse exhaustive à ce problème sociétal, tout en respectant les préoccupations des Français.
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