Ce mardi, les membres du G7 se réunissent alors que la guerre en Ukraine, souvent éclipsée par la crise au Moyen-Orient, reprend une place centrale sur l'agenda international. L'espoir est de rassembler le soutien du président américain Donald Trump pour le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, afin de discuter d'éventuelles solutions à ce conflit alimenté par la Russie.
Arrivé ce matin à Évian, Zelensky cherche à rallier les puissances économiques majeures – Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni – autour d'une cause commune : la souveraineté de l'Ukraine. À son arrivée, il a été chaleureusement accueilli par Emmanuel Macron, avec qui il a eu un échange cordial avant de se concentrer sur les discussions cruciales qui l'attendent.
Le président ukrainien entend participer activement aux discussions sur la paix et la sécurité en Europe, notamment par un entretien bilatéral avec Donald Trump, une rencontre qui pourrait offrir de nouvelles perspectives. Leur dernière interaction date de décembre dernier à Mar-a-Lago, en Floride.
Bien que Trump, récemment occupé par des tensions avec l'Iran, n'ait pas ouvertement programmé une rencontre, il a indiqué avoir eu une conversation fructueuse avec Zelensky et même Poutine. "Il est possible que nous puissions faire quelque chose", a-t-il déclaré, tout en soulignant les conséquences tragiques des hostilités, avec environ 25 000 pertes humaines par mois.
Face à la recrudescence des frappes russes – qui ont été fatales à au moins 11 personnes et ont endommagé une cathédrale à Kiev – Zelensky appelle à une intensification de la pression contre l'agresseur et à un soutien accru en matière de défense aérienne. Il bénéficie du soutien du Canada et de l'Europe, avec des discussions prévues avec le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre canadien Marc Carney.
Des initiatives concrètes émergent déjà. Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a annoncé que le Royaume-Uni enverra de l'uranium enrichi pour soutenir les centrales ukrainiennes, tout en renforçant les sanctions contre la Russie, soulignant la nécessité d'étouffer le financement de la guerre de Poutine.
"Pour la première fois, une chance pour la diplomatie pourrait émerger", a observé le chancelier allemand, ce qui pourrait encourage les chefs d'État à explorer des solutions pacifiques. Le président du Conseil européen, António Costa, a également souligné l'importance de l'unité et de la détermination du G7 pour mettre fin à ce conflit dévastateur.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué le courage de l'Ukraine, qui continue de défendre ses intérêts et d'effectuer des frappes ciblées à l'intérieur du territoire russe malgré les nombreux défis. Depuis le début des hostilités en février 2022, l'Ukraine a su transformer sa stratégie en devenant un acteur clé dans l'industrie de défense, bien qu'elle reste dépendante du soutien occidental.
Les Européens estiment que les sanctions commencent à affecter la Russie, qui prouve des signes de pression, mais la position inflexible de Vladimir Poutine rend la situation complexe. Aux États-Unis, Zelensky a même proposé une rencontre avec Poutine sur le sol américain, une initiative qui pourrait compromettre la position de l’Allemand en tant qu’hôte.
Les discussions sur le Moyen-Orient, centrées sur un récent accord entre Washington et Téhéran, seront également à l'ordre du jour pendant le sommet, en présence des chefs d'État d'Égypte, du Qatar et des Émirats arabes unis.







