Le 15 juin 2026, Julien Bony, maire Les Républicains de Clermont-Ferrand, a déposé une plainte pour menace de mort suite à la diffusion d'une affiche style western, diffusée par un bar du centre-ville, le présentant comme "recherché mort ou vif". Cette publication sur les réseaux sociaux a suscité une forte indignation parmi les élus et les citoyens.
"Les menaces et intimidations ne me font pas peur"
L'affiche, où la mention "or alive" est rayée, cadre avec une vidéo promotionnelle du bar, montrant des individus en costume invitant à célébrer la fête de la musique le 21 juin. Cette démarche, selon Julien Bony, est "inacceptable" et témoigne d'un climat de violence croissant. "Les menaces et les intimidations ne me font pas peur. Ma détermination est intacte pour rétablir l’ordre dans notre ville et assurer la sécurité des Clermontois. Je ne céderai pas, je ne reculerai pas !", a-t-il déclaré lors d'un communiqué de la mairie.
La ville de Clermont-Ferrand fait face à une recrudescence de violences, accentuées par des tensions liées au narcotrafic, un phénomène inquiétant qui a commencé à toucher la commune depuis 2025. Le nouvel édile avait d'ailleurs intégré la sécurité comme thème majeur de sa campagne électorale en mars dernier, plaidant pour armer la police municipale.
En parallèle à ces événements, le maire a décidé d'instaurer un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés durant le Mondial de football, Y compris une amende de 150 euros pour ceux qui ne respecteraient pas cette règle. Ce couvre-feu fait suite à des violences survenues lors des célébrations de victoire de Paris Saint-Germain en Ligue des champions.
La sécurité des élus en question
Le climat d'insécurité semble avoir des répercussions directes sur la perception de la sécurité des élus. "Aucun élu ne devrait jamais être victime de menaces ou d’intimidations dans l’exercice de son mandat", a souligné M. Bony, exigeant que les auteurs de cette affiche soient sévèrement condamnés. De nombreux témoins rapportent des observations préoccupantes concernant l'activité criminelle, alimentant le débat autour de la sécurité publique en France.
Les autorités locales, en collaboration avec des experts en sociologie et criminologie, s'interrogent sur l'impact des violences urbaines sur le fonctionnement démocratique. À ce sujet, le sociologue Jean-Pierre Dubois rappelle que "la banalisation de la violence à l’encontre des représentants de l’État fragilise la démocratie et fait peser un risque sur la participation citoyenne". Cette situation est d'autant plus préoccupante lorsque l'on constate que des jeunes ont récemment affronté les forces de l'ordre à Clermont, conduisant à des dégradations de mobilier urbain.







