Le collectif de gauche radicale, La France insoumise, a annoncé que son «meeting-concert» en soutien à la Palestine se déroulera finalement dans une nouvelle salle à Strasbourg, suite à un différend avec la mairie socialiste. L'événement, qui se tiendra jeudi prochain, coïncide avec la session mensuelle du Parlement européen et marque la fin d'une campagne, ayant récolté plus de 1,2 million de signatures, visant à suspendre l'accord d'association entre l'UE et Israël.
Les organisateurs ont dénoncé des tentatives de censures de la mairie dirigée par Catherine Trautmann. «Malgré les pressions, l'événement est maintenu et sera suivi d'un concert du rappeur Médine», a précisé Rima Hassan, eurodéputée de LFI. Ce concert s'inscrit dans une série de mobilisations en faveur des droits des Palestiniens.
Le choix initial du Palais de la musique et des congrès (PMC) de Strasbourg comme lieu de l’événement a suscité des amaigrissements de la part de certains responsables, dont Christophe Caillaud-Joos, qui s'attendait plutôt à une simple conférence, mais en a refusé le concert. Mathieu Cahn, premier adjoint à la mairie, a critiqué les organisateurs pour avoir utilisé des «tactiques floues» concernant l'annonce du format de la manifestation, un point fermement contesté par Manon Aubry de LFI.
Cette dernière, au courant des polémiques entourant Médine, a rappelé qu'il n'a été «jamais condamné» malgré les accusations d'antisémitisme et d'homophobie. «Nous avons déposé une demande claire pour un événement public avec concert», a-t-elle ajouté. Ce concert pro-Palestine a le potentiel de raviver le débat sur la légitimité des événements sociopolitiques au sein de la sphère culturelle.







