Le conseiller municipal (Renaissance) d'opposition à Marseille, Romain Simmarano, se positionne comme un acteur clé du renouveau de la droite, tout en tirant des leçons de l'échec récent des élections municipales. À seulement 36 ans, cet ancien directeur de cabinet de Renaud Muselier à la Région, souhaite refonder la représentation politique en s'inscrivant dans une dynamique plus inclusive.
Trois mois après des élections décevantes qui n'ont vu que quatre élus du camp de la droite intégrer le conseil municipal, Simmarano s'efforce d'incarner une relève politique audacieuse. Il s'oppose fermement à toute alliance avec l'extrême droite, affirmant que "il n'est pas envisageable de nous allier avec l'extrême droite". Son collectif, intitulé Une Génération pour Marseille, aspire à se transformer en un véritable parti de droite et de centre, éloigné des discours alarmistes qui ont prévalu durant la campagne électorale.
Pour Simmarano, l'objectif est de construire une opposition "utile" qui ne se limite pas aux séances du conseil municipal. Il envisage ainsi des initiatives qui se dérouleront "hors les murs", impliquant davantage les citoyens marseillais dans le processus politique. Des experts politiques estiment qu'une telle stratégie pourrait revitaliser un électorat lassé par des promesses non tenues, et favoriser une opposition constructive. Pierre Gattaz, politologue, note que "la jeunesse et l'engagement sociétal sont des atouts précieux pour redynamiser la droite".
En repensant la droite à Marseille, Simmarano pourrait bien redéfinir le paysage politique local, proposant une alternative sérieuse et responsable en dehors des clivages habituels. Un défi ambitieux, mais essential pour l'avenir de la ville.







