Carine, résidente de Mirande, a souhaité faire un détour avec sa famille pour rendre hommage à Lyhanna avant ses funérailles, organisées le 12 juin. Leurs fleurs et bougies s'ajoutent à celles d'autres anonymes qui se sont arrêtés au pied du silo, un lieu devenu tragiquement emblématique.
Le bâtiment, en proie à la rouille, est parfaitement visible de la route départementale (RD 151) qui serpente à travers la campagne. Carine a été particulièrement marquée par le slogan de la coopérative, « Terre des hommes », qui surplombe le silo. Elle a exprimé son horreur face au cas de Jérôme Barella, le suspect principal de cette affaire, actuellement en détention provisoire.

Le silo, un triste symbole
Jérôme Barella, dont l'enquête a révélé des éléments troublants, n'a jamais évoqué ce site. C'est seulement après plusieurs jours de recherches que les gendarmes ont localisé le corps de Lyhanna dans une trappe à l'intérieur du silo. Sous les indications d’un ancien collègue de Barella, les enquêteurs ont pu avancer dans leurs investigations. La proximité géographique entre les lieux a soulevé de nombreuses questions.
Un hommage national à Lyhanna
Le silo, devenu un symbole du drame, a attiré de nombreux visiteurs en quête de rendre hommage à la jeune victime. Des photos de Lyhanna ornent désormais la porte, accompagnées de messages de soutien. Ce lieu a suscité de vives émotions au sein de la communauté, où certains ont exprimé le désir que ce silo se transforme en mémorial dédié à Lyhanna, tandis que d'autres préconisent la destruction de ce bâtiment tragique.
Louis Turchi, le maire de Puycasquier, a reçu plusieurs demandes pour transformer le silo, un projet qu'il considère avec une certaine tristesse : « On me demande de transformer ce silo en mausolée. C'est un lourd symbole de douleur. » Ce cri du cœur résume la lutte de toute une communauté face à cette tragédie. Les témoignages s'accumulent et soulignent une problématique sociale plus vaste liée aux violences subies par des enfants.







