À Paris, un nouveau chapitre de tensions se profile avec l’appel du groupuscule catholique Civitas à perturber la Nuit Blanche 2026, un événement artistique tant attendu qui se déroulera le week-end prochain. Les militants d'extrême droite, malgré la dissolution annoncée de leur groupe fin 2023, continuent de revendiquer leur présence sur le terrain, accusant cette célébration de « profaner » les lieux de culte.
Selon L'Humanité, Civitas appelle ses « soldats du Christ » à se mobiliser le 6 juin pour empêcher les manifestations artistiques prévues dans des églises parisiennes, qu’ils jugent inacceptables. Lors de la Nuit Blanche, des œuvres contemporaines seront exposées dans ces lieux sacrés, une initiative qui heurte profondément l'idéologie conservatrice du mouvement.
Actions prévues : Prières de rue et harcèlement
Le groupe, fondé en 1999, a pour objectif d’empêcher ce qu’il considère comme une « profanation » des lieux de culte. Civitas dénonce également la participation de la DJ Barbara Butch, une figure contestée par leur camp en raison de son histoire personnelle et de ses performances, qui ont été perçues par certains comme une moquerie envers la foi chrétienne. Comme l’a rapporté Libération, les extrémistes souhaitent organiser des rassemblements de prière aux abords des églises pour faire pression sur les organisateurs.
Pour Alain Escada, président de Civitas, cette lutte passe par des actions concrètes, incluant le harcèlement des responsables religieux : « Il faut multiplier les courriers, e-mails et appels téléphoniques à l’archevêché », a-t-il déclaré dans une vidéo récente. En raison du caractère controversé de ces actions, les réactions des autorités sont encore attendues, laissant planer un climat de tension avant le grand événement.







